Nouvelle perte d'emplois dans l'est de Montréal
La fermeture sera progressive. Les premiers départs auront lieu à compter de l’été 2015.
Une porte-parole de l’entreprise explique que cette décision a été prise à la suite de la « revue globale des activités » d’Energizer. L’exécutif du syndicat Unifor ne s’attendait pas à une telle décision.
Le député de Bourget, Maka Kotto, qui a appris la nouvelle hier après-midi (8 juillet) entend contacter les syndiqués et la direction de l’entreprise au cours des prochains jours pour s’enquérir et avoir un meilleur portrait de la situation.
« Comme dans le cas de la fermeture de Mabe, nous offrirons du soutien aux employés afin qu’ils puissent se reclasser et trouver un nouvel emploi », d’indiquer Serge Geoffrion, attaché politique du député.
La députée fédérale de La Pointe-de-l’île, Ève Péclet, est entrée en contact avec les représentants syndicaux afin de leur offrir son soutien et établir une discussion avec les travailleurs concernés.
« Il est grandement temps de revoir la stratégie de développement économique canadienne. À quand une approche compréhensive offrant un soutien concret au secteur manufacturier québécois? Celui-ci ne cesse de se contracter depuis les 10 dernières années.
« Après Électrolux et Mabe, le secteur manufacturier québécois continue de perdre des plumes », de souligner Mme Péclet.
Quant à la directrice générale de la Chambre de commerce de l’est de Montréal, Isabelle Foisy, elle est attristée de la situation.
« Il est décevant de constater qu’une telle décision soit prise sans que nous ne puissions rien y changer. »
La principale préoccupation de Mme Foisy demeure le comité de reclassement des employés.
De son côté, Alain Bernaquez, représentant national d’Unifor, estime que la moyenne d’âge des travailleurs de l’usine est de 45 ans, alors qu’une partie d’entre eux sont près de la retraite.