« C'est de l'improvisation pure et simple »
Pour parvenir à boucler son budget d’exploitation, l’arrondissement angevin devrait compter sur une dotation budgétaire de 29 M$, selon les propres documents de la Ville-centre, alors qu’il bénéficie plutôt d’une enveloppe budgétaire de 25 M$.
Toujours selon ces données, l’arrondissement recevra une somme de 900 000 $ de plus au cours des prochaines années, ce qui est encore loin des millions manquants et réclamés depuis longtemps par Luis Miranda, maire de l’arrondissement d’Anjou.
« C’est de l’improvisation pure et simple. Ça n’a pas d’allure. Il est grand temps de permettre à ceux qui le souhaitent de défusionner », de souligner d’entrée de jeu le magistrat angevin.
Les intentions de M. Miranda sont toujours aussi claires. Selon lui, la solution passe par la défusion.
« L’arrondissement remet environ 110 M$ à la Ville-centre et on nous octroie 25 M$. Le partage est inéquitable et il ne fait aucun sens. Tant que cette situation perdurera, nous serons perdants. Les Angevins sont condamnés à payer pour Montréal. »
L’arrondissement a déjà une taxe locale de 0,06 $ du 100 $ et pour recueillir les 29 M$ nécessaires, celle-ci devrait être haussée à 0,11 $ du 100 $ d’évaluation.
« Il y a des limites à taxer les citoyens. La solution est simple : il faut que nous puissions défusionner », de répéter M. Miranda.
Ce dernier craint le pire pour ses citoyens. L’intention du maire Coderre de prendre le contrôle du développement économique n’enchante pas le maire angevin.
« Nous avons toujours été très performants à ce chapitre dans notre parc industriel. Nous avons maintenu de meilleurs rendements que ceux de la Ville de Montréal et là on va venir nous dire quoi faire… »
Les décisions du maire Coderre sont troublantes, estime son homologue angevin qui croit que cela n’est pas de bon augure pour l’avenir.