Une main tendue pour les parents en détresse
« On était dans le temps des Fêtes, il était 22 h 30 et j’ai craqué », se souvient Patricia Lauzon, une maman qui a eu recours aux services de la Maison Kangourou.
Mère monoparentale, elle élève son fils de 8 ans, atteint d’un trouble de déficit de l’attention. « J’étais vraiment épuisée et j’avais besoin d’aide » confie-t-elle.
N’ayant personne sur qui se reposer, la maman s’est sentie acculée.
« J’ai cherché une solution sur le Web et je suis tombée sur les coordonnées de la Maison Kangourou. J’ai tout de suite appelé. C’est Josée [NDRL:la directrice de l’organisme] qui m’a répondu. Lui parler m’a tout de suite calmée et je me suis sentie mieux », avoue Mme Lauzon.
Lever le voile sur un tabou
Il est toujours difficile pour un parent de s’avouer vaincu et d’aller chercher de l’aide.
« Mon estime de moi était vraiment au plus bas à ce moment-là, confie Mme Lauzon. Je me suis sentie coupable. Mais la Maison Kangourou m’a fait comprendre qu’avoir des faiblesses était humain et surtout, que je n’étais pas la seule à vivre une telle situation. »
Confier son enfant est, pour Mme Lauzon, un acte de courage.
« L’amour que je porte à mon enfant est plus important que tout. Il ne fallait pas que je reste seule; je devais oser demander de l’aide pour lui », explique-t-elle.
Une deuxième maison
Après avoir rencontré la directrice de l’établissement, la maman a confié son fils pendant deux nuits; deux nuits qui lui ont permis de se ressourcer et de trouver la force de continuer.
« Je me suis sentie à l’aise et en confiance. Je savais qu’il était entre de bonnes mains. Je ne voulais pas seulement qu’il soit en sécurité. J’avais besoin qu’il s’amuse pour pouvoir vraiment me reposer », plaide la maman.
Les enfants accueillis à la Maison Kangourou sont encadrés par des professionnels bénévoles. Un partenariat avec l’hôpital Sainte-Justine a été conclu en ce sens.
« Ils ne restent pas ici à ne rien faire, indique Josée Fortin, la directrice de l’organisme. Les enfants font des sorties tous ensemble et s’ils doivent rester plusieurs jours, on s’occupe de contacter l’école et de voir ce qui peut être fait pour transmettre les devoirs. »
Mme Lauzon a bénéficié des services de la Maison à plusieurs reprises et n’hésiterait pas à le refaire au besoin.