Rien ne peut l'arrêter…

Franchir de 5 à 7 kilomètres en rampant dans la boue sous des fils barbelés, en transportant des sacs de sable, en escaladant des murs à l’aide d’une corde, les « Spartan Race » sont des courses extrêmes basées sur l’entraînement militaire. À ces deux premières courses, l’Angevine Brigitte Nehma a été chaque fois la première à compléter le parcours chez les femmes.

Athlète d’exception? À vous de juger. Dans la compétition disputée à Ottawa, la mère de famille, qui a trois enfants d’âge primaire et qui est âgée de 40 ans, est arrivée 14e au total (elle a été précédée par 13 hommes seulement parmi plus de 10 000 participants). Son temps, un peu moins d’une heure pour venir à bout de l’exigeant parcours.

« Les parcours sont pratiquement identiques autant pour les hommes que pour les femmes. Les courses sont ouvertes à tous, sans catégorie basée sur l’âge des participants. Je suis donc très fière des mes résultats, car suivre le rythme de gens dans la vingtaine, alors que cette période est loin derrière dans mon cas, ce n’est pas toujours évident », confie Mme Nehma.

Pour atteindre de tels résultats, la résidente d’Anjou ne prend pas les choses à la légère. Elle s’entraîne deux heures par jour.

En fait, le sport a toujours fait partie de ma vie, avoue-t-elle. J’ai fait les sélections olympiques de 1992 et 1996 en athlétisme. J’ai toujours été de nature compétitive. Quand je me lance dans une aventure, c’est pour l’emporter… même si ce n’est pas toujours le cas.

Dire qu’elle a découvert les Spartan Race, par hasard, l’an dernier seulement. De 1998 à 2002, elle a participé à divers duathlons – 10 km de course, 40 km de vélo et un autre 5 km de course – se rendant même au Championnat du monde de cette discipline.

Après avoir donné naissance à trois garçons en trois ans et s’être concentrée sur le travail, elle a repris l’entraînement il y a 3-4 ans. Elle avait besoin de nouveaux défis.

« J’ai entendu parler des Spartan Race l’année passée et j’ai simplement décidé de tenter ma chance. J’ai tout de suite aimé l’expérience », se rappelle celle qui carbure à l’adrénaline.

Prédire jusqu’où la mèneront ce type de courses? Difficile à dire. Elle se prépare présentement activement pour prendre part à des courses « Prison Break », des événements du même genre que les « Spartant Race », les 17 août et 14 septembre.

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