La Piaule poursuivra ses activités
La Piaule est présentement un « point de service » pour les jeunes du secteur de Guybourg de la maison des jeunes MAGI de Mercier-Ouest. Les responsables souhaitent toutefois lui donner sa propre couleur et la développer en tant que maison des jeunes à part entière.
« Nous ne voulons pas faire un copier-coller de ce qui se fait à MAGI avec La Piaule. La clientèle n’est pas la même. À La Piaule, les jeunes sont majoritairement âgés de 12 à 14 ans, alors qu’à MAGI, les adolescents rejoints sont un peu plus âgés (15-17 ans). Les champs d’intérêt des participants ne sont donc pas les mêmes », explique Denis Tremblay, directeur des deux maisons de jeunes.
Ce qui n’est pas différent, c’est la nécessité d’une telle ressource dans Guybourg. Après un an d’opération, La Piaule a démontré qu’elle répondait à un besoin.
« Il y a beaucoup d’adolescents dans le quartier de Guybourg. Le nombre de présences aux activités est très intéressant, près de 400 mensuellement, et ce, malgré le fait que la maison des jeunes a des heures d’ouverture limitées », souligne M. Tremblay.
Le financement reçu de la part de l’arrondissement permettra de corriger le tir, en plus d’assurer la continuité des services. La Piaule ouvrira dorénavant ses portes 22 heures par semaine sur un horaire de cinq jours, comparativement aux 12 heures hebdomadaires offertes en ce moment.
Les activités suivront la même courbe et seront plus nombreuses. Sports, ateliers de cuisine, salle de musique, ateliers l’homme en moi, qui se veut le pendant masculin du projet Prévention action filles en sécurité (PAFS), etc.
La Piaule sera assurément en mesure de poursuivre sur son erre d’aller, estime M. Tremblay.
Le défi du directeur de La Piaule sera de poursuivre la recherche de financement auprès de partenaires, dans le cadre de projets particuliers et de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
Une reconnaissance en tant que maison des jeunes de la part de l’Agence assurerait un financement récurrent et stable à La Piaule. Une telle confirmation permettrait aux administrateurs de se tourner vers l’avenir avec un poids de moins sur les épaules.
Les installations de La Piaule sont situées au 1845, rue Bossuet, dans un local commercial. M. Tremblay ne cache pas qu’il aimerait bien s’installer dans le parc Rougemont ou dans un local un peu plus abordable.
Actuellement, le paiement du loyer exerce une grande pression sur les finances de l’organisme, soit plus de 16 500 $ par année. De plus, aucun bail ne lie le locateur au propriétaire des lieux.
Nous nous accommodons de la situation, avoue M. Tremblay, mais ce n’est pas l’idéal. Dans le meilleur des mondes, nous nous installerions directement dans le chalet du parc Rougemont. Celui-ci n’est toutefois pas adapté à nos besoins et nécessiterait des travaux majeurs occasionnant des débours importants pour l’arrondissement.
Pour le moment, M. Tremblay a plutôt l’intention de se concentrer à l’implantation de La Piaule dans son quartier, sans toutefois mettre de côté des scénarios alternatifs.
Les adolescents peuvent se rendre à La Piaule, dès 17 h 30, du lundi au vendredi, au 1845, rue Bossuet.