Carton rouge pour l'Association de soccer Anjou
La majorité des joueuses de cette équipe joue ensemble depuis plus de cinq ans. Elles ont remporté au moins deux fois le championnat extérieur, deux coupes du président de la ligue Concordia et avait réussi l’an dernier à participer au championnat provincial AAA, avec les mêmes entraîneurs, pour la première fois de l’histoire des 30 ans de l’organisme.
Pourtant, après s’être entraînées tout l’hiver, sachant qu’elles devaient retourner jouer dans la ligue AA, alors que la période d’inscriptions est terminée, leur entraîneur reçoit un courriel signifiant son licenciement. On lui reproche entre autres d’être difficile à rejoindre, de prendre des décisions pour son équipe sans aviser le nouveau directeur, et que son manque de rigueur administrative justifie qu’il doive quitter l’organisation. Bon d’accord, l’homme travaille à son compte et est très occupé, mais est toujours disponible quand vient le temps de se retrouver sur un terrain de soccer avec sa gang de filles.
Même si sa propre fille est partie poursuivre son rêve pour un autre club, il persiste à vouloir continuer à contribuer au développement de ces jeunes qui lui en sont reconnaissantes et qui se sont attachées à son caractère passionné au fil des années.
Pourtant une solution toute simple et éprouvée dans d’autres disciplines, soit d’avoir un parent-gérant qui ferait le lien entre l’équipe et l’organisation, n’a jamais été soumise aux autres membres du conseil d’administration, un CA faible, seulement six administrateurs comparativement à une dizaine dans les dernières années.
Et selon l’aveu même du président, deux membres ont été suppliés de demeurer en poste pour un autre mandat afin de tenter de garantir un minimum de fonctionnement.
À Anjou, les élus ferment les yeux sur les décisions prises par le directeur technique et le président de leur association de soccer, et font la sourde oreille lors d’une rencontre avec les enfants et leurs parents. Il faut savoir que le bassin de jeunes sportives est incomparable aux villes de banlieue où le nombre de jeunes permet d’élever le niveau de compétition.
Tous sont prêts à sacrifier une équipe qui a fait rayonner le secteur sur les terrains de soccer en dehors de ses limites territoriales.
Faites votre propre opinion…
Mais admettez que les intérêts des gens au pouvoir passent très souvent devant le bénéfice des simples citoyens. À un âge où trop fréquemment nos ados abandonnent le sport, ce sont pour elles une situation dont elles garderont un souvenir amer…