L’agrile du frêne continue de faire parler de lui
Le forum s’adressait particulièrement à des personnes, qui dans le cadre de leur travail sont confrontées à l’insecte. Les thématiques abordées traitaient principalement de prévention, de moyens de détection, de réglementation, d’impacts, de traitements et de recherches récentes.
« Le forum a pour objectif de communiquer de l’information scientifique exacte et à jour; de donner des outils de gestion permettant de se préparer; de profiter de l’expérience acquise par des municipalités qui luttent déjà contre l’agrile du frêne; de favoriser le réseautage et les échanges entre les participants et les conférenciers », souligne d’emblée Pierre Therrien, animateur et un des organisateurs du forum.
Dans l’enceinte du Jardin botanique, lieu des conférences, les discussions étaient fort animées. Les organisateurs peuvent certainement dire mission accomplie.
Plan d’action
Les citoyens ont aussi un rôle à jouer dans la lutte à l’agrile du frêne. Par exemple, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a réglementé le transport des branches et résidus de bois sur l’île de Montréal pour réduire le risque de dispersion de l’insecte.
Les branches d’arbres, toutes essences confondues, doivent désormais être déposées à part des autres résidus verts et ne peuvent faire partie de la collecte des déchets. Elles doivent être rassemblées en paquets par les citoyens et déposées en bordure de rue. Lorsqu’ils ont des branches à faire déchiqueter, les gens doivent composer le 311.
Quant à la Ville de Montréal, son plan d’action prévoit la poursuite des activités de dépistage. Celles-ci visent à ralentir l’insecte et permettent d’en suivre l’évolution pour adopter les niveaux d’interventions.
Elle prévoit également l’abattage sélectif des frênes atteints par l’agrile. À ce jour, une quinzaine de frênes ont été abattus puisqu’ils étaient atteints et risquaient d’infester les frênes avoisinants.
La Ville traitera les frênes situés autour de ceux infestés à l’aide de TreeAzin, un biopesticide sans danger pour la santé humaine et animale et à faible impact sur l’environnement. Ce traitement vise à éliminer la prochaine génération de l’insecte.
Au cours des prochains mois, près de 800 frênes seront traités.