Un « coup de pédale » contre les maladies
La randonnée cycliste de 250 kilomètres, entre Montréal et Québec, risque d’être toute une épreuve pour la jeune femme, mais elle est très motivée. Elle a bien l’intention de compléter le parcours.
« L’événement se tient sur deux jours et tout le long du parcours, il y a plusieurs haltes. Nous pouvons aller à notre rythme. Je ne me mets pas trop de pression. Je ferai de mon mieux », explique-t-elle.
Le père de Mme Laurin est décédé en 2003 d’un cancer des poumons. Dans la salle d’attente d’une clinique, elle a aperçu le dépliant faisant la promotion du Cyclo-Défi. Elle a assisté à une réunion d’information, puis a décidé de s’inscrire.
Trois semaines plus tard, elle apprend qu’elle souffre de fibromyalgie. Malgré le diagnostic, elle décide de poursuivre l’aventure. Elle ne remettra d’ailleurs jamais sa décision en cause.
« J’avais déjà plusieurs douleurs corporelles avant de m’inscrire. J’étais toujours fatiguée, sans pouvoir expliquer mon état, et mon dos me faisait souffrir. J’ai consulté des spécialistes dans plusieurs domaines et on ne parvenait pas à trouver le problème.
« On ne parle pas de symptômes récents, puisque ça fait six ans que j’ai des ennuis de santé, mais ce n’est que le 13 octobre que j’ai été diagnostiquée.
« En participant au Cyclo-Défi, je souhaite montrer qu’il est possible de faire des activités physiques, malgré la fibromyalgie. C’est paradoxal, puisque le moindre effort est douloureux, mais le sport sans impact est très bon pour que le corps ne s’encrasse pas. J’ai appris à vivre avec la maladie. »
Elle parvient à bien la contrôler, mais cela demeure tout de même une maladie incurable.
Lorsqu’on parle de fibromyalgie, les réactions sont multiples. Il y a ceux qui n’y croient pas, ceux qui en entendent parler pour la première fois et ceux qui sont bien au courant. Même dans le monde médical, les avis sont partagés. Dans le cas de Mme Laurin, on parle principalement d’une hyperexcitabilité de la moelle épinière.
Pour le Cyclo-Défi, qui aura lieu les 7 et 8 juillet 2012, la femme de 25 ans s’est équipée d’un vélo adapté à sa condition auprès de Cycles Anjou. La fourche est en carbone pour absorber les vibrations et les chocs. La selle est aussi munie d’un ressort et la forme est plus aérodynamique pour minimiser les efforts.
Il ne lui reste qu’à amasser les 2500 $ nécessaires pour participer à l’événement. Jusqu’à maintenant, cela se passe plutôt bien. La moitié de la somme a été recueillie.
Les personnes souhaitant lui donner un coup de pouce financier peuvent la contacter au mlaurin.traduction@gmail.com.