La Ville déploie une série de mesures préventives
Depuis la découverte de cet insecte ravageur, en juillet dernier dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, la Ville, en collaboration avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a accéléré ses activités de dépistage par écorçage de branches des frênes de son secteur. Au total, cet insecte exotique ravageur a été détecté sur une dizaine d’arbres répartis en cinq sites, principalement dans l’est de Montréal.
« L’agrile du frêne constitue une menace pour la forêt urbaine de Montréal qui compte quelque 45 000 frênes, soit environ 20 % des arbres de rue.
« À ce jour, les mesures préventives adoptées par la Ville et appliquées dans la majeure partie des arrondissements permettent de ralentir l’infestation. Mais la vigilance est de mise », a déclaré Alan DeSousa, responsable du développement durable, de l’environnement et des parcs au comité exécutif.
Les 10 frênes infestés et dépérissants seront neutralisés par abattage et déchiquetage. La Ville doit procéder ainsi pour limiter au maximum la propagation de l’insecte et protéger ses autres frênes.
Un projet-pilote d’injection de TreeAzin, un insecticide d’origine naturelle, sera mis en place pour protéger les frênes situés à proximité de ceux qui ont été touchés.
En parallèle, les activités de dépistage se poursuivent. La Ville apporte son soutien aux arrondissements pour la mise à jour des inventaires de frênes et l’identification de ceux qui devront être conservés en priorité.
Un comité régional sur l’agrile du frêne sera également créé pour coordonner les interventions à l’échelle de l’île. Les citoyens seront aussi sensibilisés aux mesures prises par la Ville pour ralentir l’infestation.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments reconnaît qu’à ce jour, aucune action n’a permis d’éradiquer l’agrile du frêne. Les décrets ministériels fédéraux auxquels sont soumises les villes touchées visent uniquement à en ralentir la progression. Ils définissent une zone réglementée soumise à des contraintes, notamment pour le transport de bois et de branches.
Un décret semblable risque d’être promulgué dans les mois à venir pour Montréal.
La Ville rappelle qu’il est très difficile de détecter la présence de l’insecte dans un frêne. Les citoyens peuvent toutefois signaler tout frêne en état avancé de dépérissement dans son propre voisinage. Dans un tel cas, ils peuvent communiquer avec le 311.