La CDEST souffle ses 25 bougies
Ses interventions se font sentir à plusieurs chapitres et les raisons pour y avoir recours sont multiples. Les jeunes adultes passant par le Carrefour jeunesse-emploi sont notamment conseillés dans leurs démarches d’emploi, de retour aux études ou dans la définition d’un projet.
Ils ont accès à des séances d’information et des ateliers divers reliés aux études ou au monde de l’emploi (rédaction d’un curriculum vitae, techniques d’entrevue, etc.); ils peuvent rencontrer individuellement des conseillers en emploi; ils ont accès à une salle publique de travail avec des ordinateurs disponibles et à un centre de documentation muni de photocopieur et télécopieur.
Les entrepreneurs, eux, vont y chercher du soutien, de l’accompagnement et peuvent discuter avec des experts de leurs différentes préoccupations ou projets d’expansion. Grâce à leurs divers fonds, la CDEST peut subventionner ou financer des projets d’entrepreneuriat.
En 2010-2011, elle a accordé 700 000 $ en soutien financier à l’entrepreneuriat, dont 55 000 $ en bourses pour les jeunes promoteurs, 240 000 $ en subventions pour des projets en économie sociale et plus de 400 000 $ en prêts. Ces investissements ont permis la création de projets de l’ordre de 3 M$, en plus de créer ou de maintenir près de 300 emplois.
Quant aux organismes communautaires, elle les épaule et participe à leurs activités. Consultation, réseautage, échanges d’information et discussions sont au nombre des interventions les plus courantes.
« Nous travaillons avec tous les acteurs du milieu, en prônant la mixité sociale de façon inclusive. C’est-à-dire pour que tout le monde bénéficie des retombées liées à un projet, qu’il soit de nature entrepreneuriale ou communautaire. La création de la richesse doit s’accompagner d’une redistribution de cette richesse.
« On a qu’à penser aux programmes d’embauche pour la main-d’œuvre locale que nous tentons de mettre en place lorsqu’une nouvelle entreprise s’installe dans le quartier ou encore à la sensibilisation faite auprès des commerçants ou sociétés de développement commercial pour qu’ils participent financièrement à la vie communautaire de l’arrondissement. Ce ne sont que quelques exemples de la redistribution de cette richesse », souligne Didier Fleury, directeur général de la CDEST.
MHM, un secteur en effervescence
Depuis plusieurs années, le développement résidentiel commercial est en effervescence dans l’arrondissement. Les projets domiciliaires poussent comme des champignons, les entreprises d’économie sociale ne cessent de se développer et plusieurs projets sont en train de prendre forme.
Le développement économique est de plus en plus vigoureux dans Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, estime M. Fleury. Les astres semblent alignés et c’est de bon augure. Le défi est d’en assurer la cohésion sociale. C’est ce sur quoi nous travaillons.
Bien implantée dans son milieu, la CDEST n’a toutefois pas l’intention de tenir les choses pour acquis. Elle continue de multiplier les partenariats, de sensibiliser les grandes entreprises du secteur aux enjeux locaux, d’accompagner les organismes communautaires et entend poursuivre dans cette voie.
Tout se passe très vite, avoue M. Fleury. Il faut continuer d’être présent et d’aller à la rencontre des gens. Notre corporation de développement communautaire est la deuxième plus ancienne à Montréal. Avec tout le chemin parcouru et qui reste à parcourir, nous n’avons pas l’intention de nous arrêter en si bonne voie.