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L’arrondissement d’Anjou vu par les enfants

Photo: Steve Caron/TC Media

Imaginer son quartier comme on aimerait qu’il soit ou encore comme il est réellement. Des enfants de 6 à 9 ans se sont prêtés à l’exercice dans le cadre du projet «Montréal regards d’enfants» de la Maison des familles du Service d’aide communautaire (SAC) Anjou.

Réalisé dans le cadre du milieu scolaire, notamment au service de garde des écoles Cardinal-Léger et des Roseraies, «Montréal regards d’enfants» invite les jeunes à participer à l’amélioration de leur cadre de vie, par le biais de cartes subjectives. Celles-ci ne se basent pas sur des données réelles comme la distance et la disposition des lieux, mais sur les impressions, les souvenirs, les désirs, les croyances, les aspirations, etc..

Terrain de soccer, parc de quartier, stade olympique, quartier chinois, Galeries d’Anjou, bibliothèque, plusieurs infrastructures ou installations frappent l’imaginaire des tout-petits.

Ces lieux, ils les fréquentent, les connaissent ou les espèrent. Parfois, ils les aimeraient à deux pas de chez eux, alors que dans d’autres cas, ils les préfèrent un peu plus loin.

«Les réponses sont étonnantes, avoue Justine Serrager, intervenante en milieu scolaire à la Maison des familles du SAC Anjou. Elles donnent une idée ludique de ce que souhaitent les enfants, un point de vue trop peu souvent considéré dans l’aménagement d’un quartier, d’un arrondissement ou de la Ville.»

Expositions
Les cartes réalisées par les enfants seront exposées, dans des endroits à être déterminés, pour le 375e anniversaire de la Ville de Montréal.

Ainsi, les instigateurs du projet veulent partager la vision des participants et influencer les aménagements à venir.

Les enfants ont de bonnes idées. Les urbanistes ou architectes peuvent très bien s’en inspirer pour créer une ville dynamique et vivante, souligne Mme Serrager, qui est très fière des cartes créées jusqu’à maintenant.

Le projet est aussi une occasion pour les jeunes d’apprendre à prendre la parole, à avoir du leadership, à travailler en équipe et à gérer un projet.

«J’aimerais bien étendre le concept pour que des adolescents puissent y prendre part. Le projet peut facilement être adapté dans tous les quartiers ou arrondissements de la métropole», conclut Mme Serrager.