À la semaine prochaine

À compter d’aujourd’hui, la chronique de Benoit Lefebvre sera publiée tous les mercredis.

Wow! Que la vie est ironique. Dans ma dernière chronique, j’ai écrit sur le fait que je n’avais rien à dire, et le lendemain, mon rédacteur en chef m’annonce que je vais écrire à toutes les semaines. Tous les mercredis, et non un jeudi sur deux. Une chance que c’était un moment de faiblesse vacancière et que j’ai en fait plein de choses à dire. Quel genre de chroniqueur ça donnerait si je n’avais rien à dire? Oui, je sais, moi aussi j’ai des noms en tête, mais soyons diplomates et gardons-les pour nous. (Petit clin d’oil de complicité.)

J’avoue que je suis un peu nerveux. En écrivant aux deux semaines, j’avais le temps de faire mijoter mon idée, le temps d’être touché assez profondément par un sujet pour que le texte me sorte des trippes. Mais à toutes les semaines! Je risque de tourner les coins ronds puis de m’emporter sur la quantité de glace dans les verres d’eau au restaurant ou les cendriers en stainless. (Autre petit clin d’oil de complicité.)

Ce qui est bien, c’est que dans un moment de doute, dans un moment d’égarement, dans un moment de questionnement, quand je me demande  «Qui suis-je? Où suis-je?», je vais pouvoir répondre: «Bien, le mercredi, je suis Ben Lefebvre, chroniqueur dans le journal Métro». Puis ça, bien, c’est réconfortant.

J’ai la chance de ne pas avoir à mettre mon tag sur un mur de brique pour mentionner à la planète que j’existe. Pas besoin d’écrire sur un mur de toilettes publiques : «Benoit was here» pour prouver que j’étais, un jour, dans un lieu précis. Ou que moi aussi, je fais pipi. Pas besoin d’écrire sur mon mur Facebook : «Aujourd’hui : épicerie, lavage et cinéma» pour montrer aux gens que ma vie a une raison d’être. J’ai le mercredi dans le journal Métro. Le mercredi, ma vie a une raison d’être!

C’est donc le début d’une relation presque adultère entre vous et moi. Une fois par semaine, assis seul dans un coin, nous aurons notre rendez-vous intime. Notre petit moment de complicité. Nous serons parfois d’accord, parfois non, mais, jamais sans passion. Nous allons nous aimer, nous choquer, nous réconcilier. Toujours avec l’espoir que la semaine prochaine, tout reviendra comme avant. Comme à ce moment précis où tout est nouveau, tout est possible, où tout est doux et tout sent bon. À la semaine prochaine, vous. (Petit clin d’oil coquin.)

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