Autrement, c'est possible

Wow, quel match ce fut mercredi soir. Une victoire comme on les aime. Le genre d’événement qui laisse croire que tout est possible. Ça fait rêver, ça donne espoir, mais surtout ça rend fier.

Il faut dire que, si la semaine politique a encore été déprimante ici, de l’autre côté de l’Atlantique, le fil des événements nous a permis de croire que, là aussi, il était permis de rêver. Le Royaume-Uni nous donne une leçon. Le berceau de notre système parlementaire se réinvente sous l’impulsion de ses électeurs. Ce qui paraissait impossible est devenu réalité. Les chefs des partis couvrant le spectre politique, de droite à gauche en passant par le centre, ont été capables de mettre les intérêts des électeurs et de la nation avant les leurs.

Le gouvernement conservateur, qui a obtenu un nombre supérieur de sièges, formera le gouvernement avec le troisième parti. C’est la preuve que notre système peut être flexible et qu’il est possible de rompre avec la tradition. Pour cela, il faut que la partisanerie cède la place à la politique. 

La lune de miel entre les deux chefs, Cameron et Clegg, risque de ne pas durer cinq ans. On sait que les prochaines années seront parsemées d’embûches. Ils le savent très bien. Toutefois, les représentants des deux pôles politiques anglais se sont donné des objectifs communs, une feuille de route qui devrait les guider en des temps moins clément. Ils se sont fixé des objectifs ambitieux pour remettre l’économie du Royaume-Uni sur les rails, ont reports à plus tard l’entrée dans la zone euro et analyseront la réforme du mode de scrutin. 

Ici, quand l’occasion s’est présentée, on a préféré faire de la partisanerie plutôt que de tenter de trouver un terrain d’entente. Il n’est pas surprenant que les électeurs soient complètement désenchantés. Déprime totale. Les citoyens du Québec n’ont plus confiance en leurs élus. Entre-temps, on attend le sauveur qui viendra tout remettre en place.

La victoire du Canadien nous rappelle qu’il est possible de gagner autrement, en équipe. Il faut arrêter d’attendre le sauveur qui viendra remettre de l’ordre dans les affaires du Québec. Pensons plutôt qu’il est possible qu’une masse critique d’hommes et de femmes se mobilise et mobilise les Québécois avec, pour seule intention, de remettre le Québec en bonne position. Un mandat de quatre ans, point final. Ce serait presque mieux que la Coupe Stanley!

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