Une semaine différente

La Semaine de la santé mentale se termine. Cette année, elle avait pour thème La santé mentale : une question de soutien.

Cette semaine a son importance pour briser des tabous et permet aussi de mettre en lumière ce
que l’on oublie souvent : ce n’est pas qu’une affaire d’adulte. Les problèmes de santé mentale touchent un enfant sur six au Québec.

Quand j’étais au primaire, il y avait une classe pour les enfants avec des besoins particuliers. Dans l’école, on entendait souvent des élèves nommer ce groupe la classe des «orthos». C’est fou comme ça peut être dur, des enfants. À cette époque, on ne connaissait pas l’autisme, les troubles envahissants du développement, l’hyperactivité. Peu importe le comportement différent que pouvait avoir un enfant, il finissait avec l’étiquette de ceux que l’on regroupait dans la classe spéciale.

Aujourd’hui, le défi demeure le même : faire tomber les étiquettes. La différence est encore mal acceptée. Pourtant, certains des enfants avec ces diagnostics complexes peuvent apprendre et s’intégrer. Ce n’est pas le cas de tous, c’est vrai. Mais plusieurs méritent au moins qu’on tente l’expérience. C’est pour eux une porte qui s’ouvre vers l’autonomie, une chance d’aspirer à une vie productive.

La réussite scolaire n’est pas au rendez-vous, particulièrement chez les garçons. Les professeurs sont exténués. On le dit depuis longtemps, il faut trouver des solutions. Toutefois, la remise en question de l’intégration, comme le suggère la ministre de l’Éducation, n’est pas la solution magique. La recette favorisant la réussite scolaire passe, entre autres, par des ressources dans les écoles, la réduction des groupes, l’ajout de spécialistes, la mobilisation des communautés. Si un enfant différent peut nécessiter plus de temps et d’aide dans une classe, il peut aussi contribuer à l’inspirer.

Il faut continuer de chercher pour mieux comprendre et, surtout, pour mieux agir. Chose certaine, la communauté Les petits trésors, mise sur pied par la fondation du même nom, permet de mieux comprendre, d’échanger et de trouver des approches adaptées.  Je vous invite d’ailleurs à la découvrir au petitstresors.ca. Comprendre la différence, c’est aussi mieux soutenir ceux et celles qui la vivent au quotidien.

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