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Budget 2016 d’Anjou: un manque à gagner de 5 M$

Photo: Archives TC Media

Nouveau budget, nouveau casse-tête. Le maire d’Anjou, Luis Miranda, estime à 5 M$ le manque à gagner dans la dotation budgétaire accordée par la ville-centre à son arrondissement, ce qu’il qualifie «d’injuste et inéquitable».

Pour boucler son budget 2016, l’arrondissement devra composer avec une dotation budgétaire en hausse de 1%, mais des coûts d’indexation (augmentation salariale, hausse du coût des contrats, etc.) de plus de 2%.

«Les Angevins versent près de 108 M$ en taxes à la Ville de Montréal et celle-ci nous attribue une somme d’un peu plus de 23 M$ pour gérer nos opérations. La redistribution déterminée par la ville-centre fait en sorte que les Angevins financent les activités et les services d’autres arrondissements», déplore inlassablement M. Miranda.

Le budget total de l’arrondissement se chiffre à plus de 31 M$. Pour atteindre l’équilibre budgétaire, les élus conservent la taxe locale d’arrondissement. Celle-ci est gelée pour 2016 à 0,07$ du 100$ d’évaluation, ce qui devrait rapporter plus de 6 M$ dans les coffres de l’arrondissement.

Les 2 M$ restant seront composés de revenus locaux anticipés de 1,5 M$, d’une utilisation d’une partie des surplus de 2014 et d’une gestion serrée.

Le maire espère que les précipitations de neige ne seront pas trop rigoureuses, afin de pouvoir dégager un surplus à ce poste budgétaire, comme ce fut le cas en 2014.

De plus, les employés qui partent à la retraite ne seront pas remplacés dans une proportion de 1 sur 2.

«Il faut trouver des moyens efficaces d’équilibrer le budget sans toucher à la qualité des services aux citoyens. C’est devenu de plus en plus difficile année après année. Tous les services de l’arrondissement seront analysés», souligne M. Miranda.

Vent de défusion
À Anjou, le vent de défusion continue toujours de souffler. Le maire demeure convaincu qu’il s’agit de la seule issue pour que son arrondissement retrouve la qualité des services d’antan et la prospérité.

Le comité formé de citoyens souhaitant défusionner est toujours actif. En coulisses, certaines sources confirment que le travail avance et que tout sera prêt le moment venu.

Les membres du comité ne perdent pas espoir.

«Année après année, la ville-centre rit de nous. On nous accorde des peanuts comme budget et on nous fait de belles promesses. Assez, c’est assez», indique un sympathisant de la défusion.

La situation ne semble pas vouloir s’améliorer. L’enveloppe budgétaire consacrée au Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2016-2018 sera moins généreuse que les années précédentes.

Les investissements se chiffreront à 5,6 M$ annuellement, alors que seulement pour 2015, ils étaient de 6,1 M$.