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Yves Beauchemin, rédacteur en chef invité

L’auteur Yves Beauchemin, qui lance son nouveau roman La serveuse du Café Cherrier mercredi, était de passage dans les bureaux de Métro mardi soir pour agir à titre de rédacteur en chef invité. En plus de commenter les nouvelles du jour, il a demandé à notre collaboratrice Geneviève Vézina-Montplaisir de préparer un reportage sur la situation du mouvement indépendantiste au Québec.



Entrevue vidéo : Yves Beauchemin répond à nos questions!

Disons tout de suite que je ne réside pas à Montréal, mais à Longueuil. Je regrette parfois de ne plus habiter la métropole, où se décident tant de dossiers importants. Madame Harel semble connaître les mêmes malheurs que Pauline Marois…

Cela dit, en rejoignant Projet Montréal,  François Crotteau nous révèle sa parenté idéologique avec le maire du Plateau, le très environnementaliste Luc Ferrandez.

Deux choses me frappent dans l’état actuel du mouvement souverainiste : la fragmentation et la faiblesse du leadership. Sans réunification des forces, nous sommes foutus. Sans un chef inspirant, nous n’irons pas loin. Que serait aujourd’hui le mouvement souverainiste s’il n’y avait pas eu René Lévesque? Que serait la France de l’après-guerre s’il n’y avait pas eu de Gaulle?

Jacques Parizeau a été notre dernier grand leader. La démission inopinée de Bernard Landry l’a empêché de donner toute sa mesure.

L’initiative citoyenne risque de s’éparpiller et de ne mener à rien. Il faut quelqu’un de courageux, d’intègre et d’inspirant pour nous tirer de notre dormance. Le temps presse. Il joue contre nous. La génération montante, désorientée, passe de plus en plus à l’anglais.

La classe moyenne grecque a été laminée par les mesures d’austérité imposées pour réparer le gâchis du gouvernement. L’indignation populaire a forcé Papandréou à tenir ce référendum.

À mon avis, l’Union européenne est une catastrophe. Elle force tous ses pays membres à un abandon graduel de leur souveraineté (les Québécois connaissent les délices de cette situation). Pour ajouter au plaisir de la chose, elle les oblige en plus à payer pour les méfaits d’un des pays membres de l’Union coupable de mauvaise gestion.

Et la justice dans tout ça, où loge-t-elle donc?

«Une machine à voyager dans le temps» m’apparaît un merveilleux slogan. Il me rappelle ma première expé­rience de la lecture faite à l’âge de cinq ans (c’est ma mère qui me lisait une histoire!). Il s’agissait d’un roman de cape et d’épée, Le château de Pontinès. Le petit Abitibien que j’étais en 1946 s’est retrouvé subitement pro­jeté trois siècles en arrière… et de l’autre côté de l’Atlantique, dans les aventures époustouflantes de Guy de Folhavoine et cie.

Remarquez que le voyage peut se faire aussi dans le futur, dans une multitude de cultures et dans tous les milieux sociaux imaginables. La lecture nous permet de vivre mille vies!     

D’où l’importance de la campagne La lecture en cadeau, qui permettra à tant d’enfants de bénéficier de la chance que j’ai eue gamin.


Disons tout d’abord que, pour être plus nul que moi en sport, il faut être décédé depuis plusieurs années. Et que le nom de l’équipe des Canadiens – qui d’ailleurs ne compte presque plus de Franco­phones – ne cadre pas très bien avec mes opinions politiques. Troisièmement, pour finir de me couler dans l’opinion des fervents sportifs, j’avouerai ma profonde jalousie pour le salaire des joueurs et leur ventre plat.

Lire aussi la chronique d’Yves Beauchemin, Un peuple abandonné


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