Jean-Marc Pisapia, rédacteur en chef
Le chanteur du groupe québécois The Box était de passage dans la salle de rédaction du journal Métro hier soir. En pleine tournée de promotion pour le premier album en français du groupe, inspiré de la nouvelle de Maupassant Le Horla, Jean Marc Pisapia a pris le temps de commenter les nouvelles du jour, ce que vous pouvez lire au fil des pages de cette édition. Il a commandé au journal un reportage sur la place des nouveaux médias dans la promotion des Å“uvres artistiques.
«C’est quand même drôle que les gens qui clament le plus fort vouloir assainir l’air de la planète soient les mêmes qui autorisent la construction de mégacentres d’achats partout en périphérie de la ville, où les gens ne peuvent se rendre qu’en voiture, brûlant trois fois plus de carburant qu’ils n’en consommeraient pour se rendre au centre-ville, où on a rendu la vie impossible aux automobilistes dans le but…d’assainir l’air! Charité bien ordonnée commence par soi-même.»
«Ce qu’il faut retenir en fait, c’est que l’avènement des nouvelles technologies nous force à penser «outside of the box» – passez-moi le jeu de mots – tant dans les méthodes de diffusion que du point de vue de l’originalité de ce qu’on veut présenter. L’Å“uvre qu’on cherche à faire connaître doit être aussi remarquable que les outils de diffusion dont on se sert. Les recettes ne tiennent plus,les repères sont à redéfinir. Alors, autant en profiter pour repousser les barrières.»
«Nous, les sociétés occidentales riches et éduquées, avons créé un monstre. À force de vouloir nous faire pardonner d’être les plus grands pollueurs de la planète, nous exigeons de nos politiciens qu’ils ne parlent que de changements climatiques – ces temps-ci du moins – et nous fermons l’Å“il sur bien d’autres grands enjeux auxquels fait face le reste de l’humanité… parce qu’ils ne nous concernent pas directement.»
«Le monde du showbiz à succès existe dans une réalité parallèle. L’argent y coule à flots et dénature tout. Les liaisons amoureuses se vivent dans les tabloïdes plutôt que dans l’intimité de la maison ou de la famille. Et le scandale, qu’il s’agisse de drogue, de sexe ou de violence, est toujours payant. Mais on a tendance à oublier que ces vedettes, désormais propriétés publiques et redevables à leur audience, sont des êtres humains aussi vulnérables que le premier d’entre nous et que leur seul exutoire est souvent leur métier.»
«En tant que rédacteur en chef invité, je me dois d’être parfaitement honnête avec vous et de vous avouer que mes connaissances du sport en général équivalent à un gros zéro. Je n’ai jamais joué au hockey de ma vie… À part une fois lors du tournage d’une vidéo au profit de LEUCAN avec le Canadien en 1986, où je revêtais le costume de Patrick Roy. (On m’a foutu dans les buts vu que je ne savais pas patiner.) J’ai même trouvé le moyen d’enfiler les jambières à l’envers! Ah oui… Je n’ai jamais fait de ski-doo non plus! Lamentable pour un Québécois…»