Notre tour arrivera un jour…

Confortablement assis dans nos fauteuils devant nos télévisions, nous sommes des spectateurs attentifs et impuissants, en regardant des images en haute définition d’une catastrophe naturelle ayant répandu le malheur sur une population qui vivait déjà dans la misère et la pauvreté.

Pour les Haïtiens, la fin du monde n’est pas pour 2012, elle a eu lieu hier. Bien sûr, nous enverrons 20 piastres pour nous donner bonne conscience, tout comme nous enverrons quatre paiements faciles à Shoping-TV pour un épluche-patate qui nous facilitera grandement la vie.

Malheureusement, je crois que, tant et aussi longtemps que nous n’avons pas vécu la misère autrement qu’en spectateur, il n’est pas possible d’en tirer les leçons.

Une fois que le bulletin de nouvelles ne parlera plus de la catastrophe et que nos décideurs ne feront plus de discours en prenant leur air accablé, nous retournerons aux aventures de Virginie.

Pourtant, le moment serait propice pour un éveil collectif sur la manière dont nous gaspillons notre richesse honteusement.

Comme disait un ancien politicien québécois avec la cigarette au bec, notre première richesse et la plus importante, c’est les gens que nous sommes.

Dommage pour nous que nous n’en sommes pas plus conscients. Bienvenue aux gens d’ailleurs aptes à saisir les opportunités sous-utilisées de notre coin de planète.     

Yannick Guégano

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