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Le secteur minier en pleine renaissance

Longtemps synonyme de misère et de tragédies, le secteur minier n’est pas très populaire auprès des jeunes travailleurs. Pourtant, ses perspectives d’emploi n’ont jamais été aussi intéressantes.

«Avec l’émergence de la Chine et de l’Inde, le secteur minier du Québec est en croissance et il devrait l’être tout au long de la prochaine décennie», souligne Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l’Asso­ciation de l’exploration minière du Québec.

Pierre Guimont, directeur général du Comité sectoriel de main-d’Å“uvre de l’industrie des mines, renchérit : «En plus des nouvelles exploitations, les compagnies minières remettent en fonction des mines qu’elles avaient fermées ou qu’elles hésitaient à exploiter à cause des coûts.» Cette reprise a des répercussions positives sur certaines régions du Québec, comme l’Abitibi, affirme-t-il.

Pénurie annoncée
Malgré un avenir prometteur, les mines sont en pénurie de travailleurs. «Nous aurons besoin de 4 000 travailleurs de toutes sortes au cours des prochaines années, dont des camionneurs, des mécaniciens, etc.», énumère M. Thomassin.
Les besoins sont si criants que les entreprises doivent même «importer» des travailleurs. 

Pour combler cette pénurie, le secteur a adopté plusieurs stratégies?: formation d’appoint pour recycler les anciens travailleurs forestiers, collaboration avec les commissions scolaires et offensive auprès des  cégeps et des universités.

«On doit miser sur les gens des régions, plaide M. Tho­massin. Mais les formations, surtout universitaires, sont dispensées dans le sud. Les étudiants, au terme de leurs études, n’ont pas toujours envie de retourner dans leur coin de pays. On doit ramener la formation dans nos régions.»

Une affirmation qu’il faut nuancer, puisque le travail du mineur s’est beaucoup transformé ces dernières années; il ne ressemble plus à ce qu’on pouvait lire dans le Germinal de Zola. «Les travailleurs n’ont pas toujours besoin de rester en région, estime M. Guimont. Il y a certaines mines, comme la mine Raglan, où les mineurs travaillent pendant 14 jours et retournent par la suite à leur domicile pour quelques jours.»

Une formule qui pourrait séduire ceux qui habitent les grands centres urbains.
www.csmomines.qc.ca

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