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Les eaux montréalaises ont mauvaise mine

La qualité des plans d’eau montréalais s’est passablement dégradée en 2011 à cause des mauvaises conditions météo.

C’est ce qui ressort du rapport présenté mardi par le Réseau de suivi du milieu aquatique (RSMA). Ces mauvais résultats s’expliqueraient notamment par des précipitations estivales supérieures de 30% à la moyenne l’été dernier, résume Alan DeSousa, l’élu responsable de l’Environnement à la Ville de Montréal.

Les 21 épisodes orageux (la moyenne est de 13) qu’a connu Montréal en 2011 ont notamment occasionné quelque 162 épisodes de surverses d’égouts directement dans les cours d’eau, le débit d’eau à traiter étant alors trop important pour la station d’épuration.

Conséquence, le pourcentage de stations ayant obtenu la certification QUALO (contact direct avec l’eau sans problème) a diminué de 16%. Il est passé de 72% à 56% parmi les 116 stations d’échantillonnage qui ceinturent l’île. Les zones les plus polluées étaient situées dans la Rivière des Prairies, au nord, et dans le secteur Est de Pointe-aux-Trembles. Les zones les plus propres se situaient autour de L’Île-Bizard et en bordure du Lac Saint-Louis.

Les mauvais raccordements d’égouts sont aussi dans la ligne de mire des autorités. «Les résultats PLUVIO obtenus en 2011 démontrent que des raccordements inversés seraient localisés dans quelque 85 secteurs comptant plus de 1000 adresses civiques», indique M. DeSousa qui précise que les activités de dépistage se poursuivent.

Un dossier qui n’avance pas aussi rondement par contre, c’est le processus d’ozonation des eaux usées. En 2009, la Ville envisageait sa mise en place pour 2013. On annonce désormais sa mise en service pour 2016.

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