Le président sortant du Honduras tire de l'arrière
TEGUCIGALPA, Honduras — Les premiers résultats de l’élection présidentielle au Honduras accordent une avance surprenante au candidat de la gauche face au président sortant.
Le président de la commission électorale, David Matamoros, a annoncé qu’après le dépouillement de 57 pour cent des voix, l’opposant Salvador Nasralla obtenait 45,7 pour cent des votes, contre 40,2 pour cent pour le président sortant Juan Orlando Hernandez.
La participation semble avoir été importante à travers le pays et on ne rapporte que des incidents mineurs.
M. Nasralla compte parmi les personnalités les plus connues de la télévision hondurienne.
Le président Hernandez est un conservateur et un allié des États-Unis. Il doit ses appuis à l’efficacité de sa lutte à la violence, qui a vu le taux de meurtres au pays passer de 91,6 par 100 000 en 2011 à 59 par 100 000. La corruption et le trafic de drogue demeurent toutefois endémiques.
Ses adversaires lui reprochent en revanche de s’accrocher au pouvoir depuis que la Cour suprême, qui compte plusieurs juges qui lui sont favorables, lui a accordé le droit de briguer sa réélection, même si la Constitution limite chaque président à un seul mandat.