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Transition études-travail: les clés de la réussite

«De façon générale, les nouveaux diplômés sont contents de quitter l’école. En entrant dans le monde du travail, ils ont le sentiment de se réaliser, de faire quelque chose d’utile, et ils se réjouissent de gagner leur vie. Parallèlement, ils se posent bien des questions : comment vont-ils trouver un emploi? Parviendront-ils à se faire accepter par leurs nouveaux collègues? La transition études-travail peut donc aussi être une source d’anxiété», affirme Jonas Masdonati, professeur au Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval et membre du Centre de recherche et d’intervention sur l’éducation et la vie au travail.

Si rien ne peut garantir le succès d’un finissant dans sa recherche d’emploi, certains facteurs peuvent faciliter son intégration professionnelle. Selon Jean-François Therrien, conseiller en orientation, un des éléments les plus importants est la qualité du réseau de contacts de l’étudiant. «À compétences égales, un em­ployeur préférera toujours embaucher une personne qu’il connaît», souligne-t-il.

M. Therrien reconnaît cependant que bien des nouveaux diplômés répugnent à solliciter les gens qu’ils connaissent : «Il y a une certaine fierté associée au fait de dénicher son premier emploi par soi-même. Selon moi, c’est de l’orgueil mal placé. Quand on a la chance d’avoir de bons contacts, pourquoi se compliquer la vie?»

Il arrive aussi que les finissants craignent tout simplement de placer leur contact dans une fâcheuse position si, par malheur, ils ne se révélaient pas à la hauteur de leur nouvel emploi. Mais comme le rappelle Jean-François Therrien, une personne qui accepte de vous référer est consciente du risque qu’elle prend. Cela dit, vous devez être honnête envers elle. Si le poste qu’on vous offre ne vous intéresse pas vraiment, dites-le. «Personne n’aime être traité comme un bouche-trou», prévient le conseiller en orientation.

Au-delà d’un carnet d’adresses bien rempli, il existe d’autres facteurs facilitants, comme une préparation adéquate. «Rien n’est plus payant que de poser des questions aux gens qui pratiquent le métier auquel on aspire, estime Benoît Desgroseillers, directeur général du Centre de gestion de carrière de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Ça permet de se faire une idée réaliste de ce qui nous attend. Malheureusement, beaucoup d’étudiants négligent cette étape et constatent, une fois leurs études terminées, qu’ils ne sont pas suffisamment préparés pour affronter la transition vers le marché du travail.»

D’autres facteurs de succès n’ont cependant rien à voir avec le profil des étudiants. C’est le cas, par exemple, de la situation économique ou de la qualité de la formation. «La qualité n’est pas seulement liée à la réputation de l’établissement scolaire. Elle dépend aussi de l’ensemble des ressources qui sont mises en place pour soutenir les élèves durant leur transition», précise Jonas Masdonati.

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