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Courir après le temps

Marjorie Wirzbicki - Métro

Mikhaëlle Bernard a 21 ans. Cette étudiante de deuxième année en sciences politiques à l’Université de Montréal est bénévole dans une association depuis le cégep. «Je faisais alors partie d’un organisme émergeant, Ici et là, où on s’occupe de coopération internationale», raconte-t-elle.

C’est au secondaire qu’elle a commencé à s’intéresser à la solidarité internationale, en s’impliquant dans la division jeunesse d’Oxfam. Puis vient l’université, où la jeune femme poursuit son engagement, cette fois dans la section universitaire d’Oxfam. «Pour moi, il était logique de continuer à m’impliquer, même si, en tant qu’étudiante, je dois travailler et qu’il n’est pas facile de trouver du temps.»

Au sein d’Oxfam, Mikhaëlle Bernard s’occupe par exemple d’organiser des projections de films, suivies de débats. «Dans ces cas-là, on regarde le film, on prépare une série de questions, on s’organise pour la salle, puis on essaie de mobiliser les étudiants afin qu’ils participent à l’événement.»

Elle estime qu’en règle générale, son bénévolat à Oxfam lui prend environ cinq heures par semaine. Cela paraît peu, c’est en fait beaucoup. Il est déjà arrivé que l’organisation d’un gros événement pour l’Oxfam entre en conflit avec les révisions pour des examens. «Pour m’en sortir, je note tout dans mon agenda, raconte-t-elle. Mon agenda, c’est ma vie! Ma méthode, c’est de tout noter, d’être à jour dans mes courriels.»

Un conseil que ne renierait pas François Gamonnet, un spécialiste de la gestion du temps qui organise des formations sur le sujet. «Les problèmes des étudiants débordés ressemblent beaucoup à ceux des travailleurs qui ont de la difficulté à concilier la famille, le travail et le temps pour soi, estime-t-il. D’autant que lorsqu’on est étudiant, on a peu d’expérience, on agit sans avoir de recul sur ses activités.»

Le défi, selon ce spécialiste, est d’être suffisamment organisé pour ne pas avoir à sacrifier l’une ou l’autre de ses passions.

Pour cela, il faut adapter sa méthode d’organisation du temps à son rythme de vie, explique le spécialiste. Lors du passage du cégep à l’université, les étudiants auraient ainsi tout intérêt à revoir leurs méthodes de travail et d’organisation. «Chaque changement de vie doit modifier notre méthode de gestion du temps, note M. Gamonnet. Pourtant, beaucoup ne l’ajustent pas.»

Autre conseil fourni par cet adepte des agendas électroniques : bien connaître les outils mis à notre disposition par ces logiciels (rappels, rendez-vous, tâches). Une bonne utilisation permet d’optimiser son temps et de ne rien oublier en cours de route.

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