Les Alouettes peuvent oublier la Coupe Grey
Les Alouettes se sont inclinés devant les Argonauts dimanche au Stade olympique après avoir laissé filer une chance en or d’égaliser le pointage dans les derniers instants de la finale de l’Est.
Sur un troisième essai et avec quelques secondes à écouler au match, Anthony Calvillo a évité quelques défenseurs torontois avant d’envoyer le ballon directement dans les mains de Brian Bratton. Ce dernier n’a toutefois pas été en mesure de l’attraper. Par contre, même s’ils ont eu l’occasion d’envoyer la partie en prolongation, les Oiseaux ne méritaient pas vraiment de l’emporter, surtout après avoir disputer une deuxième demie très ordinaire, autant en attaque qu’en défense.
Durant les 30 premières minutes, ils ont traversé la ligne des buts à deux reprises – chaque fois au sol. En deuxième demie, ils ont cependant du se contenter d’un maigre placement. Le constat est encore plus brutal en défense. L’unité montréalaise avait fait un bon travail au premier et au deuxième quart en limitant les gros jeux et en arrêtant les Argos deux fois à la porte des buts.
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Cela a changé en deuxième demie quand le quart Ricky Ray et le receveur et retourneur de botté Chad Owens ont pris le contrôle.
Sans être dominant, Ray a été extrêmement efficace. Il a surtout trouvé le moyen d’envoyer le ballon à Owens plus souvent. Et ce dernier a profité de l’occasion en réussisant le jeu le plus important du match, une passe captée de 70 verges. Les Argos ont créé l’égalité 17-17 un jeu plus tard. «C’est très encourageant de voir que nous avons été en mesure de donner le ballon à notre meilleur joueur», a dit Scott Milanovich, ancien coordonnateur offensif des Alouettes et maintenant entraîneur-chef des Argonauts, en parlant d’Owens.
Plusieurs seront tentés de blâmer Calvillo pour cette défaite. Il est vrai que le vétéran, qui avait prolongé sa carrière dans l’espoir de disputer la centième Coupe Grey de l’histoire, n’a pas lancé de passe de touché et a subi deux interceptions, mais il n’a tout de même pas coûté le match à son équipe. Même que ses statistiques (20/34, 303 verges) sont très acceptables. Après la rencontre, il a préféré ne pas parler de son avenir dans la ligue canadienne de football.
Deuxième entrée : Grosse frousse
Marc-Olivier Brouillette sa fait peur à tout le monde quand il est resté étendu plusieurs minutes sans bouger sur le terrain en deuxième demie. Le Québécois s’est blessé durant un jeu au sein des unités spéciales. Il est sorti du terrain sur une civière et a ensuite été transporté à l’hôpital. Il est hors de danger. Il a subi une blessure au cou ou une commotion cérébrale.