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Les professeurs décrètent une journée d'étude

Les 980 professeurs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont eu recours à une première journée d’étude hier afin de protester contre la lenteur des négociations entourant leur nouvelle convention collective.

Ce débrayage a entraîné l’annulation d’environ 40 % des cours normalement dispensés. Les chargés de cours, qui ont signé leur convention collective l’année dernière, ont maintenu leurs activités.

Les professeurs sont sans convention collective depuis le 31 mai 2007. Le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ) avait lancé un ultimatum à l’Uni­versité pour qu’une offre salariale lui soit soumise diman­che à minuit, mais le délai n’a pas été respecté.

Quatre autres journées de grève ont été prévues les 19, 25 et 27 février ainsi que le 10 mars, qui pourront être utilisées par le syndicat au besoin.

Pas avant le printemps
L’UQAM estime qu’il lui faudra attendre au moins jusqu’au mois d’avril avant de négocier les clauses monétaires des conventions collectives.

«Nous devons avoir une vision claire de l’état de nos finances, a expliqué à Métro Daniel Hébert, directeur des communications de l’UQAM. Nous ne pouvons pas faire d’offres monétaires pour l’ins­tant puisque nous sommes confrontés à d’importants inconnus.»

L’université doit compléter une étude de balisage qui vise à comparer les conditions de travail de ses employés à celles qui prévalent dans les autres universités. Les conclusions de l’étude de­vraient être connues au cours des prochaines semaines.

La partie patronale doit également attendre que le gouvernement du Québec lui précise les modalités entourant le versement des 180 M$ promis afin d’éponger la dette du Complexe des scien­ces. Cette décision est attendue à la fin du mois de mars.

Le SPUQ ne nous a pas rendu nos appels.

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