Des produits bien d’ici
Le fromage Le Petit Québec est-il un aliment québécois? Selon un récent sondage Léger Marketing, seulement 9 % des sondés l’ont désigné comme étant l’intrus parmi quatre autres produits, eux bien d’ici. Mais qu’est-ce qu’un aliment du Québec?
Les quatres produits d’ici qui faisaient partie de la liste étaient la soupe en conserve Aylmer, les biscuits Whippet, les ailes de poulet Flamingo et la bière Blanche de Chambly.
Un aliment du Québec, c’est bien sûr un aliment qui vient du territoire québécois. Mais pour le confirmer, le Conseil de promotion de l’agroalimentaire québécois – un organisme sans but lucratif, aussi connu depuis 1996 sous le nom d’Aliments du Québec – propose une certification afin de garantir la provenance des produits d’ici et, ainsi, guider les consommateurs dans leurs choix.
Selon la directrice générale d’Aliments du Québec, Marie Beaudry, l’engouement pour les aliments d’ici vient directement des consommateurs. «Les gens veulent savoir d’où viennent les produits. Dans l’ensemble, les consommateurs veulent soutenir leur économie, les gens d’ici», affirme-t-elle.
L’attestation des produits prend la forme des marques Aliments du Québec et Aliments préparés au Québec. Les logos qui leur sont associés peuvent être apposés directement sur l’étiquette du produit, ou peuvent apparaître sur l’étiquette de prix, sur les tablettes, chez les grands distributeurs, tels Metro, IGA et Provigo/Loblaw.
Pour obtenir le logo Aliments du Québec, un produit doit être 100 % québécois (ou être composé d’un minimum de 85 % d’ingrédients québécois; par exemple, une viande marinée peut être certifiée, même si l’huile et les épices viennent de l’étranger). «L’idée derrière l’attestation, c’est de soutenir les producteurs», explique Mme Beaudry.
Le logo Aliments préparés au Québec, lui, concerne les aliments entièrement transformés et emballés dans la Belle province. «Ça peut même être du chocolat! Cependant, si les ingrédients principaux sont disponibles en quantité suffisante, ils doivent venir du Québec», précise toutefois Mme Beaudry.
Tous les aliments québécois n’ont pas la certification de provenance, car les entreprises doivent devenir membres d’Aliments du Québec et ainsi obtenir l’autorisation d’utiliser les logos. Pour qu’un produit soit validé, l’entreprise doit fournir la recette à l’organisme, de même que la liste des quatre ingrédients principaux.
«Notre but, à Aliments du Québec, c’est que toutes les entreprises utilisent le logo, mais elles ne nous connaissent pas toutes. Par ailleurs, certaines pensent que c’est cher de faire attester un produit, alors que pour une entreprise de 1 à 25 employés, l’adhésion est de 120 $, plus taxes. Elle pourra alors faire certifier autant de produits qu’elle le souhaite. Ce n’est pas très cher pour utiliser un logo», ajoute Mme Beaudry.
Le sondage web Léger Marketing sur les aliments du Québec a été effectué le 4 juin 2013 auprès de 418 Québécois de 18 ans et plus. Sa marge d’erreur est de +/- 4,8 % dans 19 cas sur 20.