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Pénurie de médecins: Les omnipraticiens sonnent l'alarme

Marie-Eve Shaffer - Métro

À la veille de la réouverture de leur contrat de travail, les médecins omnipraticiens demandent au gouvernement qu’un sérieux coup de barre soit donné afin de résoudre le problème de la pénurie de médecins de famille. Il en va de l’avenir de la médecine familiale et du système de santé, selon eux. «On sait tous qu’un bon système de santé repose sur une première ligne forte», a déclaré hier le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin.

Présentement, il manque environ 1 100 omnipraticiens au Québec. Au cours des trois dernières années, 184 postes de résidence en médecine familiale ont été laissés vacants, ce qui fait en sorte qu’ultimement, 200 000 Québécois n’auront pas de médecin de famille. Des mesures incitatives doivent donc être mises en place pour attirer les étudiants vers la médecine familiale, selon la FMOQ. «Les échos qu’on a des milieux d’enseignement, c’est que les prochains résultats seront pires que ceux de l’an passé», rapporte le Dr Godin.

Hausse salariale demandée
Les conditions de travail des omnipraticiens doivent aussi être améliorées, clame la FMOQ. L’écart salarial qui sépare les médecins spécialistes des omnipraticiens atteint actuellement 55 %. Il faudrait, selon la FMOQ, des augmentations salariales de 30 %. Les omnipraticiens réclament également d’être mieux soutenus dans leur tâche par des infirmières et d’avoir accès plus facilement à des plateaux techniques et diagnostiques. Les cliniques médicales de­vraient par ailleurs être mieux financées, selon eux. Les demandes des médecins de famille sont chiffrées à 430 M$.

Des groupes de médecins de famille à venir
L’attachée de presse du ministre de la Santé Yves Bolduc, Karine Rivard, n’a fait aucun commentaire sur les conditions de travail des omnipraticiens puisqu’elles seront révisées autour de la table de négociation. Elle a toutefois été en mesure de dire que le ministre compte améliorer l’accès à un médecin de famille.

D’ici trois ans, le nombre de groupes de médecins familiale passera de 200 à 300 au Québec, et davantage de cliniques-réseau seront mises en place. Le nombre d’admissions en médecine a par ailleurs doublé au cours des dernières années, et une table de concertation en médecine familiale tente de trouver des solutions pour  attirer les étudiants vers ce type de pratique.

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