Union Montréal aurait fait de la fausse facturation
Le parti Union Montréal, autrefois dirigé par l’ex-maire Gérald Tremblay, aurait utilisé un système de fausses factures, entre 2001 et 2009, afin de rembourser une dette de près de 100 000$ qu’il avait contractée auprès de la firme de communications Octane et de ses filiales.
Selon ce que rapportait mardi plusieurs médias qui ont pu consulter les affidavits et autres documents soumis en cour par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) afin d’obtenir des mandats de perquisition, la formation politique aurait envoyé de fausses factures à six arrondissements afin d’amasser l’argent nécessaire pour rembourser la dette encourue au cours de la campagne électorale de 2001.
Pour l’instant, aucune accusation n’a été déposée, mais selon le Journal de Montréal, l’UPAC songerait à déposer des accusations criminelles pour fraude, abus de confiance par un fonctionnaire public, fabrication de faux et complot.
Le quotidien a indiqué que les arrondissements d’Anjou (40 762,50$), de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (11 134,75$), de Lachine (14 875$), d’Outremont (8 000$) et de Saint-Léonard (39 594$), auraient participé au stratagème, qui aurait permis de récupérer les quelque 100 000$ manquants.
Selon La Presse, au moins quatre personnes seraient considérées comme suspectes. Elles ne sont pas, pour le moment, identifiées.
En entrevue avec le quotidien de la rue Saint-Jacques, Louis Aucoin, associé principal chez Octane Stratégies, a maintenu que «toutes ces factures sont associées à du travail qui a été réalisé».
Rappelons qu’en février 2013, une centaines de policiers avaient visité l’hôtel de ville de Montréal, les bureaux d’Union Montréal, ainsi que des bureaux des arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, de Saint-Léonard, de Saint-Laurent, d’Anjou, de Lachine et de Verdun.