Vision Montréal en fin de vie
Vision Montréal est sur le point d’être dissout.
Le Directeur des élections du Québec (DGEQ) a confirmé vendredi avoir reçu une demande pour retirer l’autorisation du parti politique montréalais. Les livres financiers seront entre autres étudiés avant que le parti puisse cesser d’exister. Le DGEQ n’a pas été en mesure de préciser dans quel délai la demande serait traitée.
L’exécutif de Vision Montréal a décidé, le 20 février, de mettre fin aux activités du parti. Celui-ci traîne un déficit de 550 000$.
«Cette situation (…) est notamment attribuables au fait que le DGEQ ait refusé d’autoriser, à la veille du déclenchement des élections municipales de novembre dernier, la participation à une campagne électorale de Vision Montréal comme parti officiel au sein d’une coalition de partis municipaux, de même que la possibilité pour la chef de faire campagne auprès des candidats de son parti sans toutefois être elle-même candidate à la mairie de la ville», a écrit la dernière chef de Vision Montréal, Louise Harel, dans un communiqué publié vendredi.
«Bien que le financement occulte dans le milieu municipal ait servi de détonateur à la commission Charbonneau, l’ironie du sort aura voulu que la réforme en faveur d’un financement démocratique public ne touche que les partis politiques provinciaux, laissant le financement des partis municipaux reposer sur la primauté du financement privé», a ajouté Mme Harel.
L’ancienne députée du Parti québécois, Louise Harel, dirigeait depuis 2009 Vision Montréal. Elle avait renoncé à la course à la mairie de Montréal l’été dernier en s’alliant à l’économiste Marcel Côté, de la Coalition Montréal. Lors des dernières élections municipales, le 3 novembre, seulement quatre candidats de Vision Montréal avaient réussi à se faire élire.
La fin de Vision Montréal pourrait signifier que les élus qui avaient cautionné la dette du parti après les élections municipales de 2009 devront ouvrir leur portefeuille. Il y a quatre ans, 18 élus de Vision Montréal s’étaient portés garants d’un emprunt de 500 000$. Le DGEQ avait ouvert une enquête puisque les cautions des élus ne doivent pas dépasser 10 000$. Louise Harel avait plaidé «l’erreur de bonne foi».
Vision Montréal a été fondé en 1994 par l’ancien maire de Montréal, Pierre Bourque. François Purcell et Benoit Labonté l’ont par la suite dirigé, jusqu’à l’arrivée de Mme Harel.