Collecte de données par les voitures Street View: et si l'acte avait été prémédité par Google
Des avocats tentent de
démontrer que Google a délibérément prévu collecter des données
personnelles sur les réseaux Wi-Fi non sécurisés par les particuliers,
durant le parcours de ses voitures Street View dans plusieurs villes du
monde.
Les avocats avancent une preuve: ils
auraient découvert le brevet d’une application, programmée par Google
pour ses voitures, capable d’intercepter et d’analyser des données
personnelles issues des réseaux Wi-Fi.
L’application enregistre également, avec précision, le moment de la
transmission de ces données, ce qui permettrait de rassembler une foule
d’informations sur les internautes. Ces informations pourraient ensuite
être livrées à des publicitaires, par exemple.
Enregistré en janvier 2010, le brevet 776 expliquerait au moins
l’une des façons dont les données ont été enregistrées par les voitures
Street View de Google. Les avocats poursuivant Google indiquent que la
collecte de données a donc été préméditée, l’enregistrement de ce
brevet en faisant foi, et non pas purement «accidentelle» aux dires de
Google.
Google dément ces accusations en affirmant que le brevet ne
s’applique pas à la programmation utilisée par les voitures Street
View. L’application serait plutôt réservée à un système de
géolocalisation et elle n’existe qu’à l’état théorique à l’heure
actuelle.
Le PDG de Google, Eric Schmidt,
a consenti la semaine dernière à rendre les données personnelles
enregistrées dans quatre pays européens à leurs autorités de
régulation. De plus, Google rendra publics les résultats de son enquête
interne censée faire la lumière sur le contexte de l’enregistrement des
données personnelles sur des réseaux Wi-Fi, par ses voitures Street
View.