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C'est beau la vie sous l'eau

Longtemps réservés aux chercheurs et aux documentaristes, les fonds marins révèlent aujourd’hui leurs trésors à tous ceux et celles qui ne craignent pas de nager sous l’eau. À vos masque et palmes! Trois coups de cÅ“ur où plonger dans la Belle Province.

Le Québec n’est peut-être pas la plus paradisiaque des destinations de plongée sous-marine de la planète. Pourtant, son vaste territoire compte plusieurs sites exceptionnels qui font le bonheur des plongeurs. À commencer par l’estuaire du fleuve Saint-Laurent. Ce dernier regorge de lieux de plongée. Le plus populaire et «accessible» demeure Les Escoumins. Ici, place aux anémones et autres riches formes de vie qui composent l’un des plus beaux tableaux de fonds marins au nord du 45e parallèle. «La plupart du temps, nous avons droit à un festival de nudibranches, soit des mollusques ayant des branchies plumeuses», dit Jean-Sébastien Naud, directeur général de la Fédération québécoise des activités subaquatiques.

Et toute cette faune marine est également visible pour qui pratique le snorkeling (plongée avec masque et tuba seulement). Notez que les eaux nord-côtiennes dépassent rarement les 12 oC, la moyenne étant même de 4 oC. Le port du revêtement humide de 7 mm est donc obligatoire. Toujours dans les eaux salées, mais un peu plus chaudes, les jardins sous-marins du Parc de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, en Gaspésie, représentent une destination de prédilection pour les plongeurs.

Au menu : des anémones, des homards à profusion, des crabes, des étoiles de mer et plusieurs autres êtres qui colorent et habitent le fond marin de la baie de Percé. Et si les phoques décident de se mettre à jouer avec vos palmes, vous verrez que le spectacle équivaut à n’importe quel séjour dans les eaux chaudes du sud.

À l’instar des Escoumins, Percé offre, elle aussi, le prêt d’équipements aux plongeurs. Autre joyau de la province, cette fois-ci en eau douce : la carrière Morrison, au nord de Gatineau, où les plongeurs peuvent examiner les carcasses d’un avion bimoteur, d’un bateau remorque, de deux voitures japonaises, d’un sous-marin…sans oublier un BBQ, tous intentionnellement coulés au fond de l’eau. En revanche, cette ancienne carrière d’Alcan contient très peu de vie aquatique. À la surface, on trouve des tables de pique-nique et des machines distributrices.

Guide pratique

  • Comment s’initier?

On ne pratique pas la plongée comme on s’adonne au yoga. Tout plongeur doit suivre un cours de base obligatoire. Au Québec, ce brevet de plongée, qui inclut 30 heures de sessions théoriques et pratiques, les livres, la location d’équipement ainsi que les plongées et la certification en milieu naturel, coûte de 400 $ à 500 $. Les cours d’initiation (de 4 à 6 heures) offerts dans les complexes hôteliers sous les tro­piques sont rarement reconnus par les autres chaînes d’hôtels. Et encore moins par les institutions de plongée d’ici. Pour plonger au Québec, une accréditation québécoise est obligatoire.

  • Combien ça coûte?

En matière d’équipement, seul l’achat d’un masque, d’un tuba et de palmes qu’on peut se procurer pour moins de 150 $ en boutique de plongée est recommandé. Pour le reste, tout se loue (bouteille, détendeur, combinaison et veste) en boutique ou dans les centres de plongée que l’on visite. Le montant de la location varie de 50 $ à 70 $ pour la durée d’un week-end.

  • Quelles sont les vertus de la plongée?

Bien qu’elle puisse permettre de brûler autant de calories qu’une sortie en ski de fond, la plongée sous-marine est davantage reconnue pour ses vertus apaisantes. L’activité a pour effet d’induire un état de détente et de relaxation qui fait instantanément oublier le stress quotidien. Avis aux intéressés.

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