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Les avocats ne veulent pas être filmés en prison

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Une avocate d’un cabinet criminalistes de l’arrondissement dénonce vivement la présence de caméra dans les parloirs de la prison de Rivière-des-Prairies.

Le Journal de Montréal a révélé que depuis les Fêtes, les avocats qui visitent leur client en prison sont filmés pour prévenir le trafic de stupéfiants et de téléphones cellulaires entre les murs.

« C’est outrageux et ça enfreint le secret professionnel, s’indigne Me Mélisa Tozzy, du cabinet Emilio Monaco, situé sur le boulevard Maurice-Duplessis. Ce n’est pas juste que ça va nuire à notre travail, mais aussi que ça viole le secret professionnel, un privilège fondamental qui doit être protégé. »

Les caméras enregistrent sans son et sans lentilles de rapprochement, selon Richard Prihoda. Le président de l’Association des avocats de défense Montréal craint que les spécialistes des centres de détention puissent lire sur les lèvres et lire sur les documents.

« Je ne suis pas du tout rassuré, explique-t-il. C’est une lutte à poursuivre et nous ne connaissons pas encore les recours légaux possibles pour mettre fin à cette pratique. »

Du côté du ministère de la Sécurité publique du Québec, on explique que la mesure a déjà permis de constater l’échange d’objets interdits sans toutefois préciser le nombre ou la nature de ces incidents.

« On le fait pour empêcher le trafic de drogues et autres matériaux prohibés, explique-t-on à la direction des communications du ministère. Il y a eu des événements où des avocats en ont introduit à l’intérieur des prisons québécoises. »

En collaboration avec Steve Caron et Frédérique Charest.

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