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Daniel Laberge, lauréat du prix Michel Ménard

La Commission scolaire Marguerite Bourgeoys a organisé cette année une cérémonie pour remercier tous ses enseignants qui ont atteint les vingt-cinq ans de carrière. Un prix a été décerné pour un des enseignants et enseignantes, celui qui s’est le plus impliqué dans le milieu éducatif et qui s’est distingué par ses réalisations au fil de sa carrière.

Au début de leurs carrières, de deux à trois enseignants sur dix décident de quitter le milieu de l’enseignement. Ce n’est un secret pour personne, perdurer dans l’enseignement est loin d’être une sinécure. Il faut vraiment aimer cette profession, aimer les jeunes et les moins jeunes. Atteindre la barre des vingt-cinq ans en est alors une preuve éloquente.

L’heureux lauréat de cette année est enseignant en éducation physique de l’école secondaire Dorval Jean XXIII. Daniel Laberge, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se rappelle parfaitement de ses débuts. Toujours l’œil pétillant et de bonne humeur, après un long soupir, il raconte comment il a atterri à l’école Dorval il y a vingt-cinq ans avant la réunification des deux pavillons en 2000.

«Je venais de quitter les bancs de l’université, et mon premier emploi je l’ai eu à l’école Dorval. Que rêver de mieux que d’avoir un premier travail rapidement et de surcroît dans son quartier», s’est-il rappelé, non sans émotions.

Dès ses premiers balbutiements dans le monde de l’Éducation, il avait compris que son choix de carrière était le bon. « Et pour ne pas tomber dans la platitude qui guette les gens de la profession, j’avais compris qu’il fallait continuellement se fixer des objectifs précis et relever des défis d’années en années», a-t-il soutenu.

Et d’ajouter : «il y a de bons moments, mais il y a aussi de moins bons. Mais quand on reste braqué sur les objectifs, ces moins bons moments galvanisent le moral pour repartir de plus belle.»

Basket contre décrochage

En vingt-cinq ans, l’un des principaux objectifs de Daniel Laberge est de contrer le décrochage scolaire. Très vite, il a pris conscience que le sport est un des supports incontournable pour maintenir un adolescent à l’école et faire de sa réussite une de ses principales préoccupations.

En collaboration avec un collègue qui avait du «millage», Bob Max, l’idée de s’investir dans le sport scolaire a vite fait son chemin. Le premier défi alors, était de mettre sur pied deux équipes de basket-ball et de les engager dans des ligues scolaires locales.

Pour ce faire, il fallait donner de son temps après les heures de classes. Il fallait aussi s’investir physiquement et émotionnellement. Cela ne l’a pas découragé, bien au contraire, puisqu’il a découvert son autre vocation naturelle, celle de coacher. «J’aime ça coacher, je le fais avec plaisir», a-t-il confié.

Vingt-cinq ans après et plusieurs places sur le podium, le programme des équipes sportives de l’école Dorval Jean XXIII a connu un tel essor que l’école a du engager un coordonnateur des sports, histoire de gérer et d’organiser une quarantaine d’équipes féminines et masculines dans diverses disciplines. Daniel Laberge est encore là, et son implication n’a pas baissé d’un iota.

« Je suis chanceux, j’ai eu ma job de rêve, je ne pense pas pouvoir avoir quelque chose de mieux. Avec l’aide des collègues, quand je vois de potentiels décrocheurs retrouver le plaisir de venir à l’école, d’avoir une éthique de travail, de ressentir un sentiment d’appartenance et décrocher son diplôme, me fait plus aimer ce que je fais.» Par ces paroles, que l’obtention du prix Michel Ménard est loin d’être usurpé.

(Source: Nasser Bouzaza pour l’école Dorval Jean XXIII)

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