Filomena Rotiroti nommée adjointe parlementaire de la ministre Weil.
Par Frédérique Charest
C’est un peu un air de déjà-vu pour Mme Rotiroti. Elle a été adjointe parlementaire à la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles au sein du dernier gouvernement Charest.
Au début de son mandat suivant, sur les bancs de l’opposition, elle a été désignée porte-parole en matière d’immigration et de reconnaissance des compétences.
« Je suis très contente d’avoir eu ce poste. C’est un ministère que je connais très bien. Ça me rend heureuse de pouvoir y contribuer et d’être en mesure d’épauler la ministre avec mon expertise », confie la députée léonardoise.
Les défis qui attendent Mme Weil et son adjointe ne manqueront certainement pas. La reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants pose toujours problème et les retards dans le traitement des demandes d’immigration s’accumulent.
« Je n’ai pas encore discuté des dossiers en tant que tel avec la ministre. On s’est vu à l’assermentation du conseil et on a prévu de prendre rendez-vous pour faire le survol des enjeux et des mandats qui lui auront été donnés », affirme Mme Rotiroti.
Reconstruire les ponts
En matière de reconnaissance des acquis, le gouvernement pourrait s’inspirer du travail qu’a fait la députée alors qu’elle était dans l’opposition. En mai 2013, elle a déposé un projet de loi qui prévoyait, entre autres, une évaluation comparative des compétences pour que les candidats puissent connaître la valeur exacte de leur diplôme avant même de quitter leur pays d’origine.
« Il va falloir que l’on rétablisse toute la procédure et que l’on s’ouvre davantage aux nouveaux arrivants. La façon dont on va le faire reste encore à être déterminée. Est-ce qu’on va revoir la grille de sélection? Je sais qu’il y a des éléments dans le projet de loi que j’ai déposé qui sont intéressants. Le dossier de la reconnaissance des acquis demeure toujours prioritaire. On a beaucoup de travail à faire », explique-t-elle.
Selon Mme Rotiroti, la tâche prioritaire sera toutefois de rétablir les liens de confiance entre les communautés culturelles et le gouvernement du Québec dans le sillage du projet avorté de charte des valeurs de l’ancien gouvernement Marois.
Ce qui explique pourquoi le nom du ministère inclut aujourd’hui la notion de diversité et d’inclusion.
« Juste le fait que le premier ministre a changé le nom du ministère montre que l’une de nos priorités, c’est de rétablir les ponts avec les communautés qui ont été touchées par la charte péquiste, particulièrement la communauté maghrébine. Il faut rebâtir les liens », plaide Mme Rotiroti.