Une longévité à toute épreuve
Diane Thomas est la propriétaire de l’Institut de beauté Diane, rue Sherbrooke Est. Elle a ouvert les portes de son commerce, il y a 50 ans, le 1er mars 1964. C’est elle qui a inspiré Bruno O’Kane, le président de la Chambre de commerce de La Pointe-de-L’Île, pour organiser l’Évènement Extrême Est, tenu fin avril. Une soirée qui a honoré la longévité et la persévérance des commerçants.
Mme Thomas n’est pas le genre de femme à s’occuper uniquement de la paperasse et à attendre sa retraite bien méritée. Celle qui a ouvert le premier Institut de beauté de Montréal continue de s’occuper de ses clientes.
Fille de coiffeuse, elle n’aurait jamais pensé être là aussi longtemps. « C’est certain qu’après 25 ans, je ne pensais pas aller plus loin. Même chose à 30 et 40 ans, avoue Mme Thomas. J’ai commencé à 17 ans et je n’ai jamais arrêté, même après l’incendie qui a ravagé mon institut en 1981. »
Après le feu, la propriétaire a déménagé et a agrandi son entreprise. Un autre déménagement a eu lieu il y a sept ans, au rez-de-chaussée de l’édifice avec toujours un objectif similaire : passer à travers les époques. « Je pense que si on posait la question à mes clientes, elles diraient que l’expérience et le fait de traverser tous les changements et les évolutions sont mes forces. J’ai toujours essayé d’avoir des employés plus jeunes que moi pour attirer un autre type de clientèle, car la mienne a vieilli avec moi. J’ai commencé avec les grands-mères et maintenant j’accueille leur famille. »
Aller doucement vers la fin
Mme Thomas ne verra pas de deuxième génération reprendre son commerce. Elle a été la première et sera la dernière de sa famille. Mais elle commence tout de même à penser à la suite.
« J’ai 67 ans et je suis toujours en activité. Je visais les 50 ans et j’ai atteint mon objectif. Je pense que je pourrais prendre une retraite bien méritée. »
Pour autant, Mme Thomas n’est pas prête à abandonner ses clientes. « L’idéal serait une semi-retraite. Je voudrais vendre pour me soulager du côté gestionnaire, car ça commence à être lourd sur les épaules. Mais je n’ai pas envie de m’arrêter, je veux continuer à travailler dedans. »
Il ne reste à Mme Thomas, qu’à trouver une nouvelle maman pour « son enfant », cet institut qu’elle a créé, il y a cinquante ans déjà.
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