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Nager pour garder son entraîneur

Les paranageurs du club de paranatation Para-performance vivent une situation difficile. Sans de nouvelles sources de financement, ils devront se départir de leur entraîneur, réduisant ainsi drastiquement leur chance de participer aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro, en 2016.

« Nous n’avons pas assez d’argent pour continuer à nous offrir nos activités de base, notamment les services d’un entraîneur, indique la vice-présidente du club, Julie Simard. Nous sommes constamment à la recherche de financement pour tenter d’assurer l’avenir du club. Nous faisons ce que nous pouvons pour survivre. »

« En paranatation, les athlètes ont besoin davantage de soutien et d’encadrement, poursuit Mme Simard. Il nous faut un entraîneur capable de s’adapter. C’est difficile à trouver. En ce moment, nous en avons un de qualité et on veut le garder. »

Claude Picard forme les paranageurs depuis quelques années. Dès son arrivée, les médailles et les présences aux compétitions internationales se succèdent.

Tous les athlètes s’entendent pour dire que sans son apport, ces résultats n’auraient pas été possibles.

« Je serais triste s’il devait nous quitter, car je ne serais pas capable de retourner aux Jeux paralympiques sans lui », admet Valérie Drapeau.

« Sans M. Picard, je ne peux rien faire », ajoute Maxime Olivier.

« C’est un des meilleurs au Québec. C’est très utile de l’avoir sur le bord de la piscine à nous conseiller. Son départ serait une grosse perte », soutient Jean-Sébastien Lapointe.

« Notre but est d’envoyer trois représentants de notre club aux Jeux paralympiques de 2016. Avec M. Picard, nous avons plus de chance d’y arriver », fait valoir Mme Simard.

Nage-o-thon

Pour garder les services de M. Picard, le club a décidé d’organiser un nage-o-thon. Les sept paranageurs se relayeront pendant 12 heures à la piscine Saint-Roch et tenteront d’amasser un montant de 10 000 $ annuellement.

« Nous allons réitérer le nage-o-thon, chaque année, jusqu’aux Jeux paralympiques. Les jeunes auront parcouru l’équivalent de la distance entre Montréal et Rio », illustre Mme Simard.

L’argent ainsi amassé permettra de maintenir M. Picard au sein du club.

« Notre premier objectif est d’être capable de redonner aux paranageurs. Nous voudrions pouvoir leur en offrir plus, mais en amassant 10 000 $ par année, c’est seulement pour notre entraîneur », explique-t-elle.

M. Picard se dit touché par l’appui de ses athlètes, toutefois il souhaite que les fonds soient réutilisés dans une équipe de soutien, composé, entre autres, d’un massothérapeute et physiothérapeute.

« Cet argent nous permettrait d’éviter une situation d’urgence dans le futur. Nous pourrions offrir aux paranageurs un service personnalisé et ainsi leur permettre de performer à un niveau avancé et de représenter leur pays aux Jeux », mentionne-t-il.

Le Nage-o-thon se déroulera le dimanche 11 mai, de 8 h à 20 h, à la piscine Saint-Roch, (400, avenue Ball). La population peut encourager les athlètes de plusieurs façons, soit en assistant à l’événement, en donnant de l’argent ou en inscrivant une équipe. Pour de l’information, on visite le www.nageothonquebec.ca/npp ou le www.facebook.com/paraperformance. La date limite pour les dons est le 23 mai.

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