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«Qu'on les laisse tranquilles»

Deux hommes au franc-parler, Ulysse Rousselle et René Bourdeau, un autre plus discret pour la caméra mais quand même volubile, et qui a requis l’anonymat: voilà trois personnages qui sont des habitués du banc public, angle 7e avenue et Notre-Dame.

À visage découvert, les trois Lachinois ne se gênent pas pour dire qu’il s’en passe des choses à cette intersection. L’un, plutôt imbibé d’alcool, dit sans hésiter qu’il a déjà eu recours aux services sexuels de «plusieurs jeunes femmes». L’autre, un ancien boxeur d’origine acadienne, dit qu’il connaît quelques-unes d’entre elles. «Elles ont leurs clients, elles ont leurs habitudes, qu’on les laisse tranquilles», lance le troisième, un travailleur de la construction.

Visiblement, ces trois hommes, dont deux fument et boivent de la bière lors de notre rencontre, vers 15h30, assis sur le banc de parc, connaissent très bien «leur intersection» de même que d’autres habitués qui gravitent autour, qu’ils saluent et interpellent au passage.

Ce secteur de l’est de Lachine a déjà connu de meilleures heures, notamment dans les années 1950 à 1980, alors que la rue Notre-Dame avait encore un grand rayonnement et un achalandage commercial dynamique. Et il n’est pas si loin non plus le temps où la rue comptait encore une épicerie grande surface digne de ce nom, entre les 7e et 8e avenues…

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