De la salle de classe à la scène
« Il y avait une trentaine de personnes dans la salle, certains étaient venus spécialement pour me voir. Je suis super contente », raconte-t-elle ravie.
« Mon show s’intitule Moi pis ma face, parce que c’est une série de réflexions sur ce qui m’arrive dans la vie », énonce-t-elle. Est-ce qu’elle vit assez d’aventures cocasses pour alimenter tout un spectacle? « Je suis très doué pour mettre les pieds dans le plat », explique-t-elle.
Autre élément d’inspiration dont elle use pour ses sketches : sa mère. « Elle a une grande place dans ma vie. Je parle beaucoup d’elle, même si elle trouve cela moyennement drôle », avoue-t-elle.
Débuts en trombe
À 28 ans, Gabrielle Caron mène une carrière assez intense. « J’ai deux à trois spectacles par semaines. Je suis souvent invitée sur les scènes d’autres humoristes », indique-t-elle.
Elle se destinait initialement à l’enseignement, mais elle reconnaît qu’après deux ans « j’avais compris que ce n’était pas pour moi ». Elle a rejoint ensuite l’école nationale de l’humour et depuis 2009, elle essaye de faire rire le monde de manière professionnelle. Effectivement, ce n’est pas du tout désagréable de jaser@ avec elle.
Elle considère que : « le but ultime c’est le rire, mais je veux d’abord que les gens écoutent ce que j’ai à raconter. » Il faut dire que Melle Caron réfléchit à énormément de sujets et on peut en avoir une idée en consultant son blogue.
« À l’écrit, je vais dire plus de choses, parce que je suis plus adroite. J’ai pris position sur la question du mariage gai en France ou sur la grève des étudiants l’année passée. Je peux prendre mon temps. Sur scène, ce n’est pas toujours évident », révèle-t-elle.
Sur tous les fronts
Est-ce qu’il y a des artistes de l’humour qui l’inspirent ou la guident? « Je présente les soirées marrantes au bistro In vivo et parfois je trouve des choses chez mes collègues que j’aurai bien voulu écrire, confie-t-elle. Par contre, je suis de très près l’humoriste américaine Ellen DeGeneres. »
Elle partage sa vie d’artiste entre la scène et son entreprise dénommée Drôle de même. Celle-ci propose spectacles, conférences et ateliers autour de l’humour. Elle espère aussi faire de la radio, de la télévision et du théâtre. « Je veux toucher à tout », déclare-t-elle.
Sur scène en septembre
On peut voir Gabrielle Caron en septembre, le 7, au bistro In Vivo (4264, rue Sainte-Catherine Est) pour animer les soirées marrantes. Les 2,9,16,23 et 30, en chroniqueuse aux au Pub Brouhaha (5860, avenue de Lorimier).
Pour lire les textes de Gabrielle Caron.