L’ICM ouvre une galerie
En traversant cette « galerie des athlètes », on y retrouve des photographies numériques, des diapositives et négatifs couleurs, publiés dans le journal La Presse entre 1979 et 2013. Le photographe reconnaît être ravi par cette opportunité de faire circuler son travail. « L’ICM est un bon endroit pour exposer des photos d’athlètes. Elles peuvent encourager les gens à rester en santé. De plus, le fait que cette exposition soit permanente, permet de rejoindre le plus de personnes possibles », affirme Bernard Brault. Bien qu’il ne puisse dire quelle photo il préfère le plus, il souffle un conseil aux jeunes photographes sportifs. « Évidemment, il faut être au bon moment, au bon endroit. Mais le plus important dans mon métier, c’est de capter l’émotion. »
Parmi les athlètes photographiés par Brault, plusieurs ont pris leur retraite. Alexandre Despaties est l’un d’entre eux. « Ces photos ne me rendent pas nostalgiques. Ma décision de prendre une retraite était réfléchie. Si j’avais eu des doutes, je serai resté. Donc, non, aucun regret. Au contraire, je me réjoui de cette exposition puisque Bernard est un des plus grands photographes sportifs que je connaisse », confie Despaties. Le triple champion du monde et médaillé olympique est, comme plusieurs autres de ses collègues, au cœur de l’œuvre de Bernard Brault.
Lors de l’inauguration, Bruny Surin, que l’on voit en pleine course aux Jeux olympique d’été de 2000 à Sidney sur un cliché de Brault, était plutôt mal à l’aise de se retrouver dans un hôpital. « Généralement, j’essaie d’éviter les hôpitaux le plus possible, explique-t-il. D’ailleurs, ma mère était malade dernièrement. Elle va mieux maintenant. »
Même son de cloche chez le plongeur de 27 ans. « Je crois par contre que c’est important d’offrir aux patients de l’Institut l’opportunité de se changer les idées, indique-t-il. Ayant eu à y passer du temps en 2011 à la suite de ma blessure à la tête, je pense que ce genre de projet va leur permettre de penser à autre chose qu’au problème qui les a amené ici. »
La fierté d’une famille
Lorsqu’on parle à la mère de Bernard Brault, on constate que le parcours du photographe n’a pas été facile. « Il a travaillé fort pour se rendre là où il est maintenant. À ses débuts, il travaillait pour le journal Le Courrier du Sud. Il vendait ses clichés 0,25 $ la photo! Nous l’avons beaucoup encouragé », confie Mme Colette Brault. Celle-ci se dit fière de son fils et espère le voir continuer à rester comme il est, c’est-à-dire simple et humble. « Malgré tous les honneurs qu’on lui a faits, il ne s’assoit jamais sur ses lauriers », souligne Mme Brault.
L’Institut de cardiologie de Montréal se trouve au 5000, rue Bélanger (H1T 1C8). Pour rejoindre le centre hospitalier: 514 376-3330
Rémy-Paulin Twahirwa