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Communauto: VLS oui, mais pas à n'importe quel prix

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Si l’entreprise de location d’auto-partage Communauto appuie le projet de véhicules en libre-service (VLs) à Montréal, celle-ci soutient que son déploiement ne doit pas se faire à n’importe quelle condition.

« En 2011, on a annoncé que si les gens voulaient un projet de ce genre, on était prêts à le mettre sur pied. Depuis, on a travaillé à mettre sur pied notre proposition et au début de l’année, on a rencontré la Ville », a indiqué Marco Viviani, directeur, développement et relations publiques chez Communauto.

Le projet doit absolument s’harmoniser avec l’offre de transports en commu; puisque les VSL sont accessibles sans réservations, rien ne garantit aux usagers qu’un véhicule sera disponible à proximité de l’endroit où il se trouve. Il doit donc disposer d’autres alternatives pour se déplacer, insiste M. Viviani.

Or, le réseau de transport en commun étant saturé, comment l’arrimer à un système de VLS? Plusieurs diront qu’il faudrait le bonifier en investissant des sommes considérables. Que nenni, dit le porte-parole.

« Ce n’est pas un projet qui doit être subventionné par le public. L’harmonisation des transports doit se faire par une reconfiguration [du réseau], la technologie utilisée et les offres commerciales. Communauto est en train de s’équiper avec des ordinateurs de bord qui permettront d’ouvrir les voitures avec la carte Opus. À notre avis, un système comme celui-là doit absolument utiliser la même technologie pour faciliter l’accès. Ça ne va pas amener de changements dramatiques à court terme sur les habitudes de vie des gens, mais ça va amener tranquillement un changement de mentalité. »

Casse-tête hivernal

Selon M. Viviani, la principale difficulté n’est pas financière, mais plutôt saisonnière. La gestion des voitures, notamment en période de déneigement, représente un véritable casse-tête.

« On ne sait pas trop comment on pourra déplacer toutes nos autos présentes sur les rues quand il sera question de tempêtes de neige. Un parc de véhicules, ça ne se déplace pas facilement. Mais bon, c’est encore loin, on a le temps d’y penser. »

Il soulève aussi la question des parcomètres. Un système devra être imaginé pour permettre aux usagers d’y stationner la voiture, sans risquer de recevoir une contravention (l’utilisateur ne peut pas savoir combien de temps la voiture restera garée à cet endroit avant d’être empruntée de nouveau). M. Viviani propose que l’arrondissement charge plutôt un montant forfaitaire donnant accès à ces espaces de stationnement. L’implantation de vignettes universelles pour les VSL est aussi envisagée.

« Des changements règlementaires sont essentiels pour que ce service de VLS fonctionne», mentionne-t-il.

À ce jour, Communauto possède un parc d’un peu plus de 200 autos-partage uniquement dans le Plateau-Mont-Royal. On estime à 300 le nombre de VLS nécessaires pour couvrir l’ensemble du territoire montréalais desservi par le métro. De ce nombre, 30 seraient « attitrés » au Plateau.

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