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Financement demandé pour les groupes environnementaux

Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) accuse Québec de ne pas respecter sa promesse de financement de ses quelques 60 membres.

Selon une politique adoptée en 2001, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) devait verser de l’argent pour le fonctionnement des groupes communautaires. Or, seuls les groupes nationaux, comme le RQGE ou Nature Québec, bénéficient de ce financement.

Par exemple, le groupe Ambioterra, membre du RQGE, agit en protection de l’environnement en Montérégie. Puisqu’il est considéré comme un groupe local, il ne reçoit aucun financement pour ses dépenses courantes. Seuls ses projets peuvent se qualifier pour une enveloppe budgétaire particulière.

«En février, on a dû mettre nos deux employés à pied jusqu’au 31 mars en attendant que nos rapports de projets soient acceptés», a déploré le porte-parole d’Ambioterra, Stéphane Gingras en entrevue à Métro.

Selon lui, cette réalité n’est pas étrangère aux prises de position politique de son organisme. «Le gouvernement libéral de Jean Charest n’aime pas nos prises de position sur le Plan nord ou sur le gaz de schiste, a-t-il affirmé. On pense que c’est volontaire de refuser de nous financer.»

Québec réplique
Le MDDEP a déclaré à Métro dans un échange de courriel en fin de journée qu’il avait augmenté le financement des groupes environnementaux et qu’il ne donnerait pas suite aux demandes du RQGE. «Les sommes consacrées à la mission des groupes environnementaux a déjà augmenté de 77 % depuis 2003, a expliqué la porte-parole du MDDEP, Hélène Simard. Dans le contexte actuel où le gouvernement du Québec prévoit un retour à l’équilibre budgétaire, le gouvernement ne pourra donner suite à la proposition de réforme du soutien financier de l’action communautaire en environnement.»

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