Fermeture d’Aveos: «Le gouvernement doit agir»
L’entreprise a annoncé dimanche dernier la fermeture, sans préavis, de ses trois usines à Montréal, Winnipeg et Vancouver. Ces établissements faisaient entre autres du travail pour Air Canada. Dès lundi matin, Isabelle Morin est allée à la rencontre des travailleurs, qui manifestaient devant le siège social d’Air Canada. La députée néo-démocrate a discuté avec des pères et des mères de famille qui lui ont fait part de leur frustration devant l’inaction du gouvernement fédéral.
«Encore une fois, Montréal et ses travailleurs écopent, dénonce Mme Morin. En adoptant une attitude de laissez-faire et en privilégiant l’idéologie conservatrice au bien-être des travailleurs, le gouvernement fédéral abdique ses responsabilités. Nous le talonnerons au Parlement jusqu’à ce qu’il entende raison et intervienne pour protéger les emplois de la région.»
Bouleversée par sa rencontre avec les centaines de travailleurs, Isabelle Morin entend d’ailleurs faire parvenir des lettres aux ministres Denis Label et Christian Paradis pour leur demander des explications.
«Les conservateurs ne perdent pas une seconde pour brimer le droit des travailleurs de négocier collectivement, mais quand il s’agit de préserver les bons emplois canadiens, ils n’interviennent pas et jouent à l’autruche», a souligné de son côté le porte-parole du NPD en matière d’Industrie, Guy Caron.
Rappelons qu’Aveos effectuait environ 90% des travaux d’entretien de la flotte d’Air Canada. Les employés étaient toujours membres du syndicat qui représente les mécaniciens, les manutentionnaires de bagages et les membres du personnel de maintenance en piste d’Air Canada.