Prix littéraires du Gouverneur général
Ce prix est décerné chaque année aux auteurs des meilleures œuvres littéraires canadiennes dans sept catégories. «Après 25 ans de métier, c’est un prix qu’on espère, auquel on rêve!», a confié la lauréate au Courrier Ahuntsic, tout juste après la cérémonie de remise prix.
Gagnante dans la catégorie Littérature jeunesse – illustrations, Mme Merola a su très jeune qu’elle voulait faire ce métier. «Cela a toujours été mon but de faire des livres pour les enfants, depuis que je suis toute petite», raconte-t-elle.
L’œuvre qui lui a valu un prix est avant tout un livre d’illustrations, accompagné de fragments de texte. Lili et les poilus met en scène des personnages aux lignes simples qui évoluent dans une forêt foisonnante aux couleurs à la fois profondes et lumineuses.
«J’ai commencé par faire tous les dessins et j’ai ensuite écrit l’histoire», explique l’auteure. «Le livre est vraiment conçu pour que les enfants qui ne savent pas lire puissent eux-aussi comprendre l’intrigue», ajoute-t-elle.
Les enfants: une source d’inspiration
Caroline Merola puise une bonne partie de son inspiration chez ceux pour qui elle écrit et dessine, c’est-à-dire les jeunes. Depuis quelques années, elle rencontre des enfants dans les écoles primaires et les bibliothèques du pays pour parler de son métier et présenter ses livres aux tout petits.
Cette proximité lui permet d’être à l’écoute des jeunes et de mieux comprendre leur monde. «À partir de là, j’essai de faire des livres qui piquent leur curiosité et qui leur donne le goût de lire», explique-t-elle.
Elle-même mère de deux enfants, elle avoue trouver en eux une importante source d’inspiration. «Même s’ils sont rendus plus vieux maintenant, je dois dire qu’ils m’ont beaucoup inspirée pour Lili et les poilus. Surtout pour ce qui est de l’illustration des personnages», dit-elle.
Outre Lili et les poilus, Caroline Merola a signé plus d’une vingtaine de petits romans et d’albums illustrés chez différents éditeurs. «Et j’ai quelques autres projets en chantier!» a-t-elle confié.