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Front commun pour freiner le développement routier

Plusieurs organismes et instituts font front commun et demandent au gouvernement du Québec de suspendre le développement de nouvelles infrastructures routières.

L’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec et l’Association pour la santé publique du Québec réclament que l’argent des contribuables soit plutôt alloué à une réfection stratégique du réseau routier, ainsi que pour la consolidation et le développement des transports collectifs.

Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement du Québec prévoit investir 16,9 milliards de dollars dans le réseau routier et 2,9 milliards de dollars dans les transports collectifs. De ces sommes, le gouvernement compte consacrer 5,4 milliards de dollars à la construction, l’agrandissement ou au parachèvement de nouvelles routes dans les grands centres urbains du Québec.

Cet aspect ne plait pas du tout au regroupement. «Comment peut-on construire de nouvelles infrastructures routières alors que le gouvernement n’a déjà pas les moyens d’entretenir son réseau autoroutier et son réseau de transports collectifs? On doit faire les bons choix et se donner les bonnes priorités», critique le groupe.

Au cours des dernières années, plusieurs routes ont été construites sur la couronne nord alors que l’étalement urbain s’est poursuivi de plus belle. En mai, un nouveau pont, celui de l’autoroute 25, a été inauguré. De plus en plus de banlieusards utilisent leur automobile pour venir travailler à Montréal.

Miser sur l’accessibilité au transport collectif

Par ailleurs, l’organisme Équiterre a profité d’une audience publique sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) tenue à Boisbriant pour déposer un mémoire.

Ses dirigeants croient qu’il faut axer plus que jamais le développement des municipalités sur l’accessibilité au transport collectif.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, près de 530 000 nouveaux citoyens s’ajouteront à la population actuelle de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) d’ici 2030. Le PMAD veut en effet concentrer l’installation de 40% de ces nouveaux citoyens autour de zones TOD (Transit-Oriented-Development).

Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre, croit toutefois que cette proportion devrait être de 60%.

«La concentration des nouveaux ménages autour d’axes de transports collectifs et actifs efficaces est l’une des plus importantes clés afin de réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles. Cette solution est au cœur de la réduction des émissions de GES du secteur des transports dans la province, qui représentaient plus de 43% des émissions en 2008.»

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