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La paroisse Saint-Vital de Montréal-Nord

La deuxième paroisse de Montréal-Nord, Saint-Vital, a été fondée en 1926. La première paroisse fut Sainte-Gertrude. Avant que Saint-Vital voit le jour, une desserte fut établie: «Sur les instances d’un groupe de citoyens de la partie est de la paroisse de la Visitationdu Sault-au-Récollet, Mgr Georges Gauthier, archevêque administrateur du diocèse de Montréal érigeait le 6 janvier 1923, une déserte paroissiale sous le vocable de Sainte-Marguerite-Marie pour le bien spirituel des paroissiens habitant entre le boulevard Pie-1X et la montée Saint-Michel.» Les célébrations étaient présidées par le curé Joseph-Gervais Décary de la paroisse de la Visitationdu Sault-au-Récollet et se déroulaient à l’école Viel (par la suite nommée Nicolas-Viel). Les autorités ecclésiastiques, représentées par Mgr Georges Gauthier, décrètent l’érection canonique de la paroisse Saint-Vital le 4 novembre 1926; celui-ci a écrit au curé, Charles Pilon, alors curé de Saint-Paul-de-l’île-aux-Noix, «qu’il était nommé curé fondateur de la nouvelle paroisse Saint-Vital.»  Le 28 novembre, le curé Pilon célébrait la première grand’messe à Saint-Vital.

En décembre 1926, les architectes choisis pour la préparation des plans de l’église paroissiale et du presbytère furent Zotique Trudel et Simon Brais. FRENETTE FRERES, Limitée, entrepreneurs généraux, ont exécuté les travaux (Jos et Eudore Frenette) Le coût de construction de l’église fut 72 847.10 $. Au mois d’août 1938, M. l’abbé J.A. Payment, nouveau curé remplaça l’abbé Pilon. Il quitta en1942. M. l’abbé Sigefred Chadillon, succéda au curé Pilon au mois de juin 1942. Ensuite ce fut les curés Perrier et Donat Martineau. Il quitta en 1954, remplacé par l’abbé Charles-Édouard Guilbeault. Il y demeura jusqu’en janvier 1961. Parmi les vicaires sont nommés MM. René Morissette, de 1948 jusqu’en 1957, Marcel Sabourin et Bernard Landry. M. Lavigne, prêtre âgé, résidait dans la paroisse, collaborait avec le curé et les vicaires.

Le 4 mai 1948, deux nouvelles cloches ont été ajoutées au clocher de l’église. Son Éminence le Cardinal Paul-Émile Leger les bénirent selon le rituel romain. La première cloche, d’un poids de 1,050 livres, porte le nom de Marie et donne la note « La ». L’effigie représente le Christ en croix, Notre-Dame de Lourdes, et comporte les noms du Saint-Père, le Pape Pie X11, de son Éminence le Cardinal Paul-Émile Léger et du curé Charles-Édouard Guilbeault.

La deuxième cloche, d’un poids de 400 livres, porte le nom de Anne et donne la note «Ré», à l’effigie de Sainte-Anne de Beaupré et compte la même inscription que la première. La vieille cloche pèse 600 livres, donne le «Do», le carillon l’Adoré.

À l’époque, le tarif pour les servants de messe, les jours de semaine était de 10 sous par messe et le samedi 25 sous. Le dimanche, lors de la messe dominicale obligatoire, aucun gage n’était payé. Du temps du curé Pilon, les servants recevaient 5¢ par messe.

La croissance marquée de la paroisse Saint-Vital encouragea les agents immobiliers comme Lequesne et Ledoux à publier des annonces pour l’chat de terrains à des prix qui défiaient toute compétition. Yves Blondin, membre de la Sociétéd’histoire et de généalogie de Montréal-Nord se souvient du slogan de ces agents: «Voulez-vous l’expansion de votre paroisse? Si oui, encouragez vos amis à venir s’y établir. Nous vendons des terrains à des prix qui défient toute compétition. Le règlement de construction est accommodant. C’est le temps d’en profiter. Nous construisons des maisons ouvrières (sic) non finies, payables 130$ comptant, et la balance (sic) de 15 à 20$ par mois.»

Ernest Dallaire, musicien et chanteur, fonda la chorale St-Vital de Montréal-Nord, en 1928, avec 22 choriste. Dans les années 1930-1940 la vie paroissiale était très active. Plusieurs soirées dramatiques et musicales étaient présentées par cette chorale: «Fils de bandit» de Paul Croiset, «Le secret des Pardhaillan», de Antony Mars, «Les Rantzau» de Erkmann-Chartriand et «Marie-Jeanne» de Donnery et Mallian. Durant le temps pascal, «Les Sept Paroles du Christ» un oratorio de Théodore Dubois fut joué régulièrement et conjointement par les paroisses Saint-Vital et Sainte-Gertrude de Montréal-Nord. La fabrique paroissiale organisait une tombola qui durait une semaine, au début, sur un terrain vague au sud de l’église et, par la suite, sur le terrain de la patinoire située près du Cinéma Rio.

L’église Saint-Vital était devenue trop petite, le nouveau curé Paul-Émile Mathieu, arrivé en janvier 1961, ainsi que l’administration paroissiale décidèrent d’agrandir l’église. Le 23 mai 1961, on proposa d’ajouter 200 places. L’esquisse pour la rénovation proposée par l’architecte Pasquale Colangelo fut acceptée comme telle. Le presbytère d’origine fut vendu au mois d’août 1962, à Roméo Brabant pour la somme de 1$ Il le déménagea rue des Laurentides. Les prêtres de la paroisse l’habitèrent jusqu’à que le nouveau presbytère fusse prêt. Par la suite, le vieux bâtiment a servi comme hôpital pour convalescents sous le nom de La Maison Brabant.

«À l’assemblée des paroissiens tenue le 20 octobre 1962, on approuva la décision d’accorder le contrat de construction de l’église et du presbytère à monsieur Pierre Richot, pour une somme de 348 700$. L’assemblée autorisa un emprunt de 195 000$ à la Caisse populaire. Les travaux de construction débutèrent en octobre 1962 et se terminèrent en septembre 1963.» En mai 1964, Saint-Vital a reçu les reliques de Saint-Vital. Le 17 mai 1964, Mgr Paul Grégoire consacre le maître-autel. On insère dans le sépulcre de la table une boîte métallique contenant les reliques de Saint-Zénon et de ses compagnons martyrs, et de Saint-Vital, martyr, reliques authentiques offertes par la chancellerie de Montréal.

Pour des raisons de santé, le curé Mathieu quitta. Il a été remplacé par l’abbé Roger de la Durantaye qui demeurera une vingtaines d’années à la cure de Saint-Vital.

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