L’épicerie solidaire de l’Est fête son premier anniversaire
Il est important de mentionner que l’épicerie solidaire de l’Est n’est pas un comptoir de dépannage alimentaire; le but de l’organisation n’est pas de distribuer de la nourriture, mais bien de permettre à ses membres d’apprendre à être autonomes et à s’alimenter de façon saine.
«Comme le dit la phrase connue, au lieu de simplement donner du poisson aux gens, nous désirons les aider à apprendre à pêcher», dit Margarette Pierre, directrice de l’épicerie.
«On ne donne pas seulement de la nourriture aux gens », dit Claude Boisvert qui a œuvré pour un organisme du même type dans Mercier et qui est bénévole à Montréal-Nord. « La dignité des gens est respectée. Ils font partie du processus.»
Des membres engagés
Ainsi, les membres déboursent la somme de 20$ pour leur carte de membre annuelle et peuvent ensuite bénéficier d’un panier d’épicerie hebdomadaire au coût de 10$ contenant un grand choix de fruits, de légumes, de viandes, de produits laitiers, d’œufs ou encore de pâtes. L’épicerie offrira également des paniers de Noël à l’occasion des fêtes de fin d’année.
De plus, les membres, qui sont maintenant au nombre d’une centaine, sont encouragés à s’impliquer de façon volontaire avec l’organisation. Le statut de membre permet également de participer aux réunions et de faire partie du conseil d’administration. De cette façon, l’implication des membres leur permet d’être eux-mêmes les artisans du changement dans leur communauté, ce qui est l’un des buts de l’organisation. Leur engagement permet ainsi de faire connaître l’épicerie de l’Est à plus de gens et de promouvoir l’accessibilité à une saine alimentation.
Un problème qui nous affecte tous
Selon M. Boisvert, dans le contexte économique actuel, l’importance d’une organisation comme l’épicerie solidaire de l’Est ne peut être niée, la mauvaise alimentation étant un cercle vicieux qui peut affecter les gens à grande échelle.
«Par exemple, les enfants qui ne s’alimentent pas auront de la difficulté en classe, vont être agités et vont déconcentrer les autres élèves, qui à leur tour auront ensuite des problèmes d’apprentissage», explique-t-il.
Il est également important de sensibiliser les gens à ce problème et de souligner l’existence d’organismes comme l’épicerie solidaire de l’Est, puisque selon Mme Pierre et M. Boisvert, beaucoup trop de gens attendent à la dernière minute avant de demander de l’aide.
Mme Pierre souligne également qu’outre l’épicerie solidaire de l’Est et Les fourchettes de l’espoir, presque aucun autre organisme ne se dédie au bien-être alimentaire des citoyens de l’arrondissement, bien qu’il existe une problématique bien réelle à cet égard.
Pour plus d’informations ou faire un don à l’organisme, veuillez contacter Margarette Pierre au 514 965-1887.