Chapeau à Geneviève Comtois
Pour l’audace dont elle a fait preuve en choisissant d’exercer un métier traditionnellement masculin, Geneviève Comtois, une étudiante du Centre Antoine-de-St-Exupéry a reçu, le 3 avril dernier, un prix régional de 750 $ dans le cadre du concours Chapeau, les filles ! du ministère de l’Éducation, du Sport et du Loisir.
À 31 ans, Geneviève Comtois confie se sentir à sa place dans un monde qui était traditionnellement réservé aux hommes. La femme vient de compléter son diplôme d’études professionnelles (DEP) en électromécanique de systèmes automatisés.
Depuis qu’elle est toute petite, Geneviève a toujours aimé suivre son père lorsqu’il effectuait des travaux ici et là. « Je voulais toujours l’aider, que ce soit pour faire la rallonge du cabanon ou pour couper le gazon », raconte-t-elle.
Après le secondaire, elle travaillait à temps plein dans une usine, au salaire minimum, lorsqu’elle réalisa qu’elle voulait aller plus loin dans son cheminement scolaire.
« J’ai essayé de faire un DEP en comptabilité puis je me suis rendu compte que la paperasse ce n’était pas pour moi », se souvient-elle. C’est alors que son grand frère l’encourage à faire un DEP en soudage-montage.
« Je n’ai pas eu de difficulté à m’intégrer. Je ne sais pas si je l’ai eu facile, mais les gars ont toujours été très ouverts », dit Geneviève.
Depuis 2005, Geneviève travaille à la Société de transport de Montréal. L’an dernier, elle a choisi de faire un retour à l’école pour entreprendre un autre DEP.
« J’avais le goût de me réorienter, d’avoir plus d’opportunités à mon travail. J’ai donc choisi de retourner à l’école », explique la femme, qui a réussi à concilier à temps plein travail et études.
Les femmes dans l’avenir
Selon Geneviève, de plus en plus de femmes réussissent dans ce monde anciennement masculin. Questionnée à savoir si elle pense qu’un jour le terme traditionnellement masculin cessera d’être employé, elle répond « j’aimerais ça et je pense que ça s’en vient. Peut-être pas dans tous les métiers pour tout de suite, mais plus ça va, plus il y a des femmes qui choisissent ces domaines ».
Elle avoue toutefois que dans certains domaines, notamment dans la construction, la gent masculine est parfois plus réticente lorsqu’une femme veut faire sa place. Toutefois, bien qu’elle n’ait été que la seule fille de sa cohorte, Geneviève ne croit pas que ce soit le fait d’être une fille ou un gars qui interfère dans la réussite d’un tel programme. « Je dirais que c’est notre personnalité qui nous permet de réussir. J’aime ce que je fais parce que j’en apprends à tous les jours », souligne-t-elle.