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Du changement à l'AMT

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Quand un nouveau parti politique prend le pouvoir, il s’empresse de nommer ses amis aux postes les plus convoités. La nomination de Nicolas Girard au poste de président et directeur de l’Agence métropolitaine de transports (AMT) s’inscrit dans cette vision.

Il n’y a rien de nouveau là-dedans. Le gouvernement Charest l’a fait, pendant son mandat, et tous ses prédécesseurs avaient agi de la même façon. D’ailleurs, si l’on faisait la tournée des ministères, on constaterait que plusieurs militants péquistes occupent maintenant des fonctions réservées auparavant à des sympathisants libéraux.

Dans le cas de M. Girard, cela fait un peu sursauter, car il était toujours celui qui manifestait le plus vertement son indignation devant ce qu’il qualifiait de favoritisme. Mais au fond, ses «sparages» n’étaient peut-être que la démonstration de son ardeur à combattre ses adversaires politiques, ce qui fait malheureusement partie des règles du jeu. Et il y aura toujours une presse avide de sensationnalisme pour donner une ampleur démesurée à tous ces prétendus scandales.

Je pense d’ailleurs que la nomination de Nicolas Girard pourra servir la cause de ceux qui trouvent que le gouvernement du Québec investit trop peu dans le réseau de transport collectif de la grande région de Montréal. M. Girard était le porte-parole de l’opposition péquiste pour ce dossier et il ne s’est jamais privé de souligner les lacunes qu’il constatait. Durant la campagne, son parti s’est d’ailleurs engagé à investir des sommes considérables dans le prolongement du réseau de métro, tout en promettant d’achever rapidement le projet de train de l’Est.

Le nouveau maître de l’AMT aura bien des chats à fouetter, car les maires de toute la région métropolitaine ont des demandes pressantes. Il reste que c’est sur l’île de Montréal qu’il aura les coudées les plus franches. Fort des engagements de son parti durant la campagne électorale, il aura peu d’excuses pour ne pas appliquer rapidement des corrections aux nombreux problèmes qu’il dénonçait alors qu’il siégeait dans l’Opposition.

Même si mes propos semblent narquois, je crois sincèrement que M. Girard possède toutes les qualités requises pour relever les nombreux défis de l’AMT. Depuis longtemps, on a l’impression que les dossiers stagnent au sein de cet organisme et un «brasseur de cage» comme l’ex-député de Gouin est probablement la personne qu’il faut pour activer les choses.

Une chose est certaine, Nicolas Girard aura l’occasion de démontrer qu’un grand parleur n’est pas nécessairement un petit faiseur. Il lui appartient maintenant de prouver que les nominations partisanes ne sont pas toujours de mauvaises décisions.

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