«Débris»: une comédie noire signée Desrosiers
Réflexion sur l’art et choc post-traumatique font partie du menu dans la nouvelle production du théâtre La Licorne, Débris, présentée dès le 17 février.
Cette pièce, mise en scène par Claude Desrosiers, sous la direction artistique de Jean-Denis Leduc, est une traduction de «The Dark Things», du Traverse Theater d’Édimbourg. Rappelons que pour toute la programmation 2014-2015, la Licorne s’associe à son homologue écossais pour le partage de pièces entre le Québec et l’Écosse.
Pour M. Desrosiers, le 17 février sera une première levée de rideau en carrière. Le metteur en scène est normalement réalisateur au cinéma (Dans une galaxie près de chez vous) et à la télévision (Aveux, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Un sur deux).
«Ça rejoint mes intérêts. Une des choses que j’aime le plus en tant que réalisateur, c’est la direction des comédiens. Ça représentait un beau défi. Toutefois, avec la première qui approche, je suis sur le gros nerf», rigole-t-il.
Le personnage principal de Débris, Daniel, est personnifié par Maxime Dénommée, un habitué de La Licorne et résident de longue date du Plateau-Mont-Royal. La complicité est au rendez-vous avec M. Desrosiers.
«Je connais Maxime depuis longtemps. On se connait tant dans la création que dans le jeu. En plus, avec Jean-Denis Leduc qui est très soutenant, je suis bien entouré», mentionne M. Desrosiers, pour sa part résident de La Petite-Patrie.
Comédie noire
Les thèmes abordés par la pièce sont des plus dramatiques, mais le tout est amené avec humour.
«Daniel est sorti indemne d’un gros accident d’autobus. Il vit beaucoup de culpabilité d’être toujours vivant et ça l’amène à se questionner sur son art, puisqu’il est artiste-peintre. Ce sont des sujets qui nous rejoignent particulièrement dans notre métier. On se questionne toujours pour que ce qu’on fait (le théâtre) suscite la réflexion», raconte M. Dénommée.
La recherche du vrai
Se produire à La Licorne offre un défi tout particulier aux acteurs qui ne peuvent «se cacher» dans cette petite salle.
«J’ai toujours aimé jouer ici, parce qu’on ne peut pas tricher. Dans une salle intime comme celle-ci, on voit les yeux des acteurs et leur moindre respiration. Le jeu est plus petit, plus dans les nuances. Ultimement, c’est pour cela qu’on fait du théâtre, pour cette rencontre toute particulière avec le public», explique le comédien d’expérience.