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Ratko Mladic: pas d’excuses à l’horizon

Photo: Toussaint Kluiters/AP
Elisabeth Braw - Metro World News

Ratko Mladic était à la tête des forces serbes durant la guerre de Bosnie (1992 – 1995). Maintenant, il fait face à la justice à La Haye.

Le procès de Ratko Mladic a débuté mercredi devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). L’ancien général fait face à 11 chefs d’accusation liés à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité, incluant le génocide, relativement au rôle qu’il a joué dans le massacre de 8 000 hommes et garçons à Srebrenica.

«C’est un homme démoniaque, mais l’imputabilité va au-delà des criminels de guerre individuels, a exposé à Métro Mo Sacirbey, ambassadeur de Bosnie aux États-Unis pendant la guerre. Tant que les Serbes de Bosnie ne reconnaîtront pas leur responsabilité dans ce qui est arrivé, la plaie demeurera ouverte.»

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Le procureur Geoffrey Nice a poursuivi plusieurs criminels de guerre serbes devant le TPIY, notamment Goran Jelisić, le «Adolf serbe». «Quel que soit le degré de responsabilité imputé à Mladic, ce qui a eu lieu est lié à la violence étatique, a fait valoir M. Nice à Métro. L’État fonctionne à travers des institutions et des individus. Mais le mandat du TPIY est limité aux actions d’individus.»

Ratko Mladic, qui demeurait caché depuis la fin de la guerre, a été trouvé par hasard et arrêté par le gouvernement de Serbie l’année dernière. «Nous coopérons pleinement avec le TPIY», souligne Dusan Ignjatovic, directeur du Bureau gouvernemental serbe pour la coopération avec le TPIY. Mais, note Geoffrey Nice, «il se peut que la Serbie serve en réalité ses propres intérêts en coopérant avec le TPIY».

On s’attend à ce que le procès de Ratko Mladic soit plus court que celui de Slobodan Milosevic.

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